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Actualités - Chronologies

La « Pottermania » - se propage sur Internet

La «Pottermania» ne se traduit pas seulement par de longues files d’attente depuis la sortie du film en Amérique du Nord et en Grande-Bretagne. Elle envahit aussi l’Internet, avec plus d’un million de sites consacrés au petit magicien. Le site officiel du film, www.harrypotter.com, profite le plus de cet engouement. Il a enregistré 753 000 visites durant la deuxième semaine de novembre, selon l’agence américaine de mesure d’audience Nielsen/Netratings. La fréquentation a ainsi bondi de plus de 345 % par rapport aux 169 000 clics enregistrés sur la semaine du 23 septembre. Un visiteur du site sur cinq a entre deux et 11 ans, et presque deux sur trois sont des filles, précise l’enquête de Netratings. Si le site officiel tire logiquement son épingle du jeu grâce au battage publicitaire des studios Warner Bros, qui ont adapté la saga à l’écran, le phénomène Harry Potter ne s’arrête pas là. La majorité du million de sites recensés par le moteur de recherche Google est l’œuvre d’amateurs qui échangent leurs impressions sur la saga Potter, proposent des illustrations à télécharger ou militent pour l’introduction des aventures de leur héros dans les programmes scolaires. Tous les aficionados ne sont pas, loin s’en faut, des enfants. Le site hpgalleries.com recense les témoignages d’adultes du monde entier qui racontent comment ils sont tombés sous le charme du jeune magicien. La toile est également propice aux spéculations sur la trame des prochains ouvrages de la série et sur les acteurs susceptibles d’apparaître dans le second volet de l’adaptation cinématographique. Les noms de Hugh Grant et Kenneth Brannagh circulent ainsi pour le personnage du professeur Gilderoy Lockhart. Cette prolifération de sites n’est pas du goût d’AOL Time Warner, maison-mère de Warner Bros, qui a acquis les droits cinématographiques et commerciaux de l’œuvre et entend bien s’en réserver les juteux bénéfices. Les avocats de la société ont envoyé des lettres aux fans qu’ils considèrent comme des cybersquatters, leur demandant de fermer leur site ou d’en changer l’adresse. Une jeune Anglaise de 15 ans, Claire Field, a dû batailler pour sauver son site harrypotterguide.co.uk. Warner Bros lui a finalement donné gain de cause, en concédant qu’elle ne cherchait pas à utiliser ce site à des fins commerciales. Harry lui-même a ses détracteurs. Une série de sites «anti-Harry Potter», invoquant des convictions chrétiennes, critiquent à voix haute l’univers de sorcellerie dans lequel le célèbre personnage évolue. Plusieurs d’entre eux se réfèrent à une vidéo réalisée par un pasteur américain et intitulée Harry Potter : la sorcellerie revisitée pour faire paraître le Mal innocent. D’autres, comme saveharry.com (Sauvez Harry), protestent contre la dérive commerciale de Harry Potter, notamment l’association entre Coca-Cola et Warner Bros pour la promotion du film. «Harry ne recommanderait certainement pas le Coca aux enfants», proclame saveharry.com sur sa page d’accueil.
La «Pottermania» ne se traduit pas seulement par de longues files d’attente depuis la sortie du film en Amérique du Nord et en Grande-Bretagne. Elle envahit aussi l’Internet, avec plus d’un million de sites consacrés au petit magicien. Le site officiel du film, www.harrypotter.com, profite le plus de cet engouement. Il a enregistré 753 000 visites durant la deuxième semaine de novembre, selon l’agence américaine de mesure d’audience Nielsen/Netratings. La fréquentation a ainsi bondi de plus de 345 % par rapport aux 169 000 clics enregistrés sur la semaine du 23 septembre. Un visiteur du site sur cinq a entre deux et 11 ans, et presque deux sur trois sont des filles, précise l’enquête de Netratings. Si le site officiel tire logiquement son épingle du jeu grâce au battage publicitaire des studios Warner Bros, qui...