Des commandos des forces spéciales américaines, dont le nombre a augmenté ces jours derniers, poursuivaient hier en Afghanistan la traque d’Oussama Ben Laden et des dirigeants d’el-Qaëda, selon le Pentagone. Alors que le périmètre contrôlé par les talibans islamistes se rétrécit chaque jour, il y a tout lieu de penser que Ben Laden n’a pas fui le pays vers le Pakistan, estiment, mais sans mettre leur main au feu, les dirigeants américains. «Nous n’avons aucune raison de croire ou de soupçonner qu’il soit hors du pays», a déclaré la porte-parole du Pentagone Victoria Clarke. Les forces américaines «continuent à resserrer la nasse» autour de l’instigateur présumé des attentats terroristes du 11 septembre, a-t-elle ajouté. Le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld n’avait pas exclu que Ben Laden parvienne, d’une vallée escarpée, à s’enfuir vers le Pakistan par hélicoptère ou à dos d’âne ou de mulet. Mais le porte-parole de la Maison-Blanche Ari Fleischer a souligné lundi que les États-Unis «travaillent étroitement avec le Pakistan» pour empêcher que Ben Laden ne puisse passer dans ce pays – un ancien allié des talibans islamistes et dont les populations frontalières sont pachtounes, comme les talibans. Selon lui, Washington est «satisfait» de cette coopération et une partie de l’assistance financière récemment accordée au Pakistan vise à aider ce pays «à améliorer sa capacité à interdire le trafic à sa frontière». Celle-ci n’est pas toujours facile à contrôler, a reconnu Ari Fleischer. Dimanche, le journal britannique Sunday Times, citant des sources proches du ministère de la Défense à Londres, a rapporté que les forces spéciales britanniques et américaines auraient cerné Ben Laden dans une zone de quelque 80 km2, proche de Kandahar (sud), le fief du dirigeant taliban Mohammed Omar. Mme Clarke et M. Fleischer n’ont pas voulu commenter ces informations ni même confirmer que les États-Unis concentraient leurs recherches dans la région de Kandahar. Alors que les rumeurs continuent concernant son départ clandestin vers un autre pays, de la Somalie aux Philippines en passant par le Cachemire, Washington veut croire à la capture ou l’élimination de Ben Laden. Le gouvernement US a cependant rappelé que pour les États-Unis, la disparition de Ben Laden ne réglerait pas le problème terroriste, el-Qaëda ayant des cellules dans une soixantaine de pays. Pour traquer l’ennemi numéro un de l’Amérique, le repérage se fait par avion et de plus en plus par les soldats d’élite des forces spéciales – des États-Unis et d’autres pays – s’appuyant sur les renseignements d’informateurs afghans. Les commandos militaires américains en Afghanistan travaillent «en coordination» avec des agents chevronnés de la CIA (services secrets), selon le Pentagone.
Des commandos des forces spéciales américaines, dont le nombre a augmenté ces jours derniers, poursuivaient hier en Afghanistan la traque d’Oussama Ben Laden et des dirigeants d’el-Qaëda, selon le Pentagone. Alors que le périmètre contrôlé par les talibans islamistes se rétrécit chaque jour, il y a tout lieu de penser que Ben Laden n’a pas fui le pays vers le Pakistan, estiment, mais sans mettre leur main au feu, les dirigeants américains. «Nous n’avons aucune raison de croire ou de soupçonner qu’il soit hors du pays», a déclaré la porte-parole du Pentagone Victoria Clarke. Les forces américaines «continuent à resserrer la nasse» autour de l’instigateur présumé des attentats terroristes du 11 septembre, a-t-elle ajouté. Le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld n’avait pas exclu que Ben...
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