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Actualités - Chronologies

MODE - Keffieh à la japonaise

Les jeunes Japonais ont adopté depuis quelques mois le keffieh, à carreaux rouge et blanc ou vert et noir, qui vient compléter une tenue le plus souvent composée de pantalons à imprimés camouflage, de chaussures de sport fatiguées et de mèches de cheveux de couleurs vives. À des années-lumière des événements internationaux du moment, les adolescents appellent ce nouvel accessoire de mode «foulard arabe», quand ils savent d’où il vient, et affirment ne les porter pour aucune raison politique ou religieuse. Traditionnellement portés sur la tête et tenus par un lien noir dans les pays arabes, les keffiehs à la japonaise servent d’écharpe, voire de ceinture aux jeunes «Fashion Victims». «Les générations plus âgées n’auraient jamais eu l’idée de transformer en une mode quelque chose qui a un sens religieux ou qui sent la poudre», explique Seiko Tamazaki, directrice de recherches du Dentsu Institute. Une boutique du quartier commerçant de Daikanyama de Tokyo, spécialisée dans les foulards, a remplacé une étagère entière d’étoles en pashmina par ces keffiehs et affirme en vendre au moins 20 par jour à 3 000 yens pièce (25 dollars). «La mode du militaire soft et chic a commencé après la présentation de la collection printemps-été de Christian Dior l’année dernière», rappelle un critique de mode, selon qui la tendance a été confirmée par la chanteuse Ayumi Hamakasi, célèbre pour ses tee-shirts camouflage.
Les jeunes Japonais ont adopté depuis quelques mois le keffieh, à carreaux rouge et blanc ou vert et noir, qui vient compléter une tenue le plus souvent composée de pantalons à imprimés camouflage, de chaussures de sport fatiguées et de mèches de cheveux de couleurs vives. À des années-lumière des événements internationaux du moment, les adolescents appellent ce nouvel accessoire de mode «foulard arabe», quand ils savent d’où il vient, et affirment ne les porter pour aucune raison politique ou religieuse. Traditionnellement portés sur la tête et tenus par un lien noir dans les pays arabes, les keffiehs à la japonaise servent d’écharpe, voire de ceinture aux jeunes «Fashion Victims». «Les générations plus âgées n’auraient jamais eu l’idée de transformer en une mode quelque chose qui a un sens religieux...