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Actualités - Chronologies

Une formule à revoir pour la Fed Cup

Tribunes vides, absence des meilleures joueuses mondiales, faible médiatisation : le format de la Fed Cup de tennis, dont la phase finale s’est déroulée la semaine dernière à Madrid, devra être revu si la compétition féminine par équipes veut égaler le prestige de la Coupe Davis, son équivalent masculin. «C’est bizarre, on n’a pas l’habitude de jouer devant aussi peu de spectateurs», confiait la Belge Justine Henin, après son premier match de la semaine. Il est vrai que la salle accueillant la finale de la Fed Cup a réuni moins de spectateurs qu’une rencontre d’interclubs et si le parking était plein, c’était en raison de la tenue à proximité d’un salon informatique réputé en Espagne... «Que voulez-vous qu’on fasse, qu’on rentre à la maison ? Nous, au moins, on peut compter sur quelques irréductibles qui nous soutiennent», poursuivait la Française Nathalie Tauziat. La formule consistant à regrouper sur une semaine la compétition avec huit pays a montré ses limites. Seul l’amphitryon espagnol a pu jouer devant des tribunes un tant soit peu animées alors que les autres nations ont évolué devant un public réduit aux entraîneurs et aux coéquipières. Les organisateurs blâmaient l’absence des Américaines et le forfait de la belle et médiatique joueuse russe Anna Kournikova qui a continué à figurer sur les programmes jusqu’à l’avant-veille de la compétition alors que sa défection était connue depuis des semaines déjà. «Si Kournikova était venue, il y aurait eu plus de monde, c’est vrai. Mais les gens seraient venus la voir, elle», reconnaît Elena Dementieva, qui ne se fait guère d’illusions sur l’impact actuel de la Fed Cup. Un problème insoluble Quant à l’absence américaine, officiellement pour des raisons de sécurité, nombreux étaient les entraîneurs et les joueuses qui estimaient qu’elle était davantage liée au peu de prestige de la compétition, à sa faible rémunération et au fait qu’elle se déroulait sur terre battue. «Il faudrait revenir à une formule style Coupe Davis (un pays accueille un autre). C’est clair. Ce format n’est pas adapté», déclarait sans ambages la Française Sandrine Testud. Le problème paraît donc insoluble : le format actuel avait justement été adopté par la Fédération internationale de tennis (ITF) pour tenter de relancer une compétition moribonde. La formule Coupe Davis existait en effet par le passé, mais elle ne réussissait pas plus à attirer les meilleures joueuses du monde. Celles-ci préféraient se reposer plutôt que de faire des voyages aux quatre coins de la planète pour défendre les couleurs de leur pays pour des gains modestes au regard des dotations offertes par les innombrables tournois d’un calendrier surchargé.
Tribunes vides, absence des meilleures joueuses mondiales, faible médiatisation : le format de la Fed Cup de tennis, dont la phase finale s’est déroulée la semaine dernière à Madrid, devra être revu si la compétition féminine par équipes veut égaler le prestige de la Coupe Davis, son équivalent masculin. «C’est bizarre, on n’a pas l’habitude de jouer devant aussi peu de spectateurs», confiait la Belge Justine Henin, après son premier match de la semaine. Il est vrai que la salle accueillant la finale de la Fed Cup a réuni moins de spectateurs qu’une rencontre d’interclubs et si le parking était plein, c’était en raison de la tenue à proximité d’un salon informatique réputé en Espagne... «Que voulez-vous qu’on fasse, qu’on rentre à la maison ? Nous, au moins, on peut compter sur quelques...