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Actualités - Chronologies

Chine - Droits de l’homme : évolutions positives, estime Robinson

Le haut commissaire de l’Onu Mary Robinson a indiqué hier à Pékin que si la Chine se montrait plus perméable à une acceptation des normes internationales en matière de droits de l’homme, il n’y avait pas eu de progrès sur des cas concrets. «Construire une culture de droits de l’homme en Chine prendra du temps», a estimé Mme Robinson, ajoutant que la Chine «met en place les structures qui feront la différence». Elle a souligné l’importance des programmes réalisés par les Nations unies en Chine parce qu’ils sensibilisent le pays aux normes internationales. «Comparé à ma première visite en 1998, je vois nombre d’évolutions positives» quant à la disponibilité de Pékin «à accepter une coopération technique. C’est important parce que cela jette les bases pour construire une culture des droits de l’homme», a estimé le haut commissaire de l’Onu qui effectuait sa sixième visite en Chine. Mais «concernant les questions des violations de droits et des problèmes dans le système, et dans le traitement des cas individuels, il y a beaucoup moins de progrès», a ajouté Mme Robinson. «L’utilisation très dure de la rééducation par le travail contre les membres du Falungong (secte interdite, ndlr) a probablement retardé les progrès en matière de liberté d’expression et d’association», a regretté Mme Robinson qui a déclaré que «les membres du Falungong endurent de très nombreuses violations de droits de l’homme dans la manière dont ils sont détenus et traités». Après avoir mentionné au cours de ces entretiens avec des dirigeants chinois plusieurs cas particuliers, elle a «soulevé en termes généraux le traitement des femmes adeptes du Falungong et les graves accusations qui ont été transmises à la commission et au rapporteur spécial de l’Onu sur la torture». «Dans certains cas, des prisonnières ont subi des agressions sexuelles de la part d’autres détenus», a poursuivi Mme Robinson qui a précisé n’avoir reçu des autorités chinoises aucune réponse à ces accusations, qu’elle a qualifiées de «nombreuses et graves». Le haut commissaire a également fait état d’une division au sein du régime chinois sur la rééducation par le travail, par lequel quiconque en Chine peut être condamné aux travaux forcés jusqu’à trois ans sans procès, sur simple décision administrative.
Le haut commissaire de l’Onu Mary Robinson a indiqué hier à Pékin que si la Chine se montrait plus perméable à une acceptation des normes internationales en matière de droits de l’homme, il n’y avait pas eu de progrès sur des cas concrets. «Construire une culture de droits de l’homme en Chine prendra du temps», a estimé Mme Robinson, ajoutant que la Chine «met en place les structures qui feront la différence». Elle a souligné l’importance des programmes réalisés par les Nations unies en Chine parce qu’ils sensibilisent le pays aux normes internationales. «Comparé à ma première visite en 1998, je vois nombre d’évolutions positives» quant à la disponibilité de Pékin «à accepter une coopération technique. C’est important parce que cela jette les bases pour construire une culture des droits de...