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Actualités - Chronologies

Voile - Transat le Havre-Bahia - Nélias-Desjoyeaux devancent Gautier et MacArthur

Jean-Luc Nélias et Michel Desjoyeaux sur Belgacom ont repris hier la tête de la flotte des multicoques de la Transat Jacques-Vabre, course à la voile en double entre le Havre et Bahia (Brésil). Sur leur toute nouvelle embarcation au potentiel de vitesse impressionnant, les deux Bretons sont parvenus à devancer Alain Gautier et Ellen MacArthur sur Foncia en tête la veille. «Nous descendons à vive allure vers le Sud. Le vent est encore monté d’un cran. Nous avons réussi à décrocher l’ami Gautier qui nous avait un peu agacés après le passage des Canaries. L’ambiance est donc au beau fixe à bord de Belgacom», fanfaronne Michel Desjoyeaux. Le navigateur breton reconnaît que le trimaran de Jean-Luc Nélias se comporte particulièrement bien pour un bateau tout neuf qui n’a pas encore beaucoup navigué. «Nous avons la chance d’avoir été bord à bord avec Fujifilm (ndlr : le nouveau bateau de Loïck Peyron) pendant un jour et demi au début de la course. Cela nous a permis de nous étalonner avec différentes forces de vent et donc de gagner du temps dans la mise au point du bateau». «Nous avons été raisonnables en gardant sous la pédale de frein pour préserver le matériel», ajoute le vainqueur du dernier Vendée Globe. Le duo breton a pu maintenir une vitesse supérieure à celle de leurs adversaires immédiats. Pot-au-Noir en vue «Nous sommes un peu déçus de nous être fait passés dans la nuit, mais nous sommes toujours à bloc. Belgacom a un petit plus en vitesse par rapport à nous, mais nous avançons bien sur une mer plate et par un bon vent de 20-25 noeuds», raconte Ellen MacArthur penchée sur les cartes météo. «Je me concentre pour le passage du Pot-au-Noir qui ne va pas être facile», ajoute-elle. Le passage délicat de cette fameuse zone de convergence intertropicale, qui génère souvent des vents instables, va peut-être permettre un resserrement de la flotte. Car si les deux premiers multicoques ne sont séparés que de quelques milles l’un de l’autre, ils ont en revanche creusé l’écart sur le reste de la flotte. Loïck Peyron et Loïck Le Mignon sur Fujifilm, qui pointent à nouveau en troisième position, accusent un retard de 178 milles. Cinquièmes, Franck Cammas et Stève Ravussin sur Groupama sont à 184,4 milles des premiers. «Nous avons mis le turbo. Pour l’instant, c’est sur un seul bord et tout pour la vitesse. Mer plate avec 20 noeuds de vent», raconte le Suisse Stève Ravussin. Partis à l’Est après le passage des îles Canaries, tout comme Loïck Peyron et Yvan Bourgnon sur Nautica, l’équipage de Groupama n’a pas toute de suite touché les vents portants qu’ils allaient chercher le long des côtes africaines. «Il y a une zone de transition, sans vent, entre la dépression située plus à l’Ouest que traverse en ce moment les monocoques et les vents de Nord-Est, début d’alizés, que l’on trouve à la côte», explique Louis Bodin, le météorologue de la course. Encore deux grosses difficultés «Les deux premiers multicoques ont réussi à jouer entre les deux systèmes sans tomber dans cette zone de transition contrairement à leurs adversaires. Ils ont fait un joli coup en passant dans un couloir de vent de 50 à 60 milles de large», ajoute-t-il, admiratif. Selon lui, la phase cruciale aura lieu samedi matin lorsque les premiers vont décider par où franchir la zone aléatoire du Pot-au-Noir. «Le Pot-au-Noir semble assez épais et assez Nord. Nous sommes en discussion avec nos routeurs pour savoir ce que l’on va en faire», précise Desjoyeaux. Et son skipper, Jean-Luc Nélias de souligner: «Nous n’avons pas encore fait la moitié de la course et il reste encore les deux grosses difficultés que sont non seulement le Pot-au-Noir, mais aussi la descente vers l’île d’Ascension». Derrière eux, leurs adversaires comptent là-dessus pour revenir au contact. «Nous allons mettre du charbon. Il devrait y avoir un petit coup d’accordéon au Pot-au-Noir», espère Olivier Lozachmeur, co-skipper de l’Italien Giovanni Soldini à bord de Fila. Les multicoques ont encore 3 000 milles à parcourir jusqu’à l’arrivée. Le trimaran Banque Populaire de Lalou Roucayrol et Yves Parlier va faire une escale éclaire à l’île de Sal au Cap Vert où les deux Aquitains vont récupérer un nouveau gennaker. Cette voile d’avant, essentielle pour la navigation par vent portant, s’était déchirée lors de la deuxième nuit de course. «Notre voilier nous a fait un nouveau gennaker en un temps record. Nous tenions à avoir du matériel fiable pour la suite de la course», précise Lalou Roucayrol.
Jean-Luc Nélias et Michel Desjoyeaux sur Belgacom ont repris hier la tête de la flotte des multicoques de la Transat Jacques-Vabre, course à la voile en double entre le Havre et Bahia (Brésil). Sur leur toute nouvelle embarcation au potentiel de vitesse impressionnant, les deux Bretons sont parvenus à devancer Alain Gautier et Ellen MacArthur sur Foncia en tête la veille. «Nous descendons à vive allure vers le Sud. Le vent est encore monté d’un cran. Nous avons réussi à décrocher l’ami Gautier qui nous avait un peu agacés après le passage des Canaries. L’ambiance est donc au beau fixe à bord de Belgacom», fanfaronne Michel Desjoyeaux. Le navigateur breton reconnaît que le trimaran de Jean-Luc Nélias se comporte particulièrement bien pour un bateau tout neuf qui n’a pas encore beaucoup navigué. «Nous avons la...