À peine rétablie au lendemain des attentats du 11 septembre aux États-Unis, la confiance dans les placements au Liban s’est un peu ébranlée cette semaine à la suite des conjectures auxquelles a donné lieu la demande du département d’État américain de geler les avoirs du Hezbollah, qualifié d’organisation terroriste, et le rejet par le gouvernement libanais de cette classification qui confond la résistance avec le terrorisme. De fait, la livre libanaise a bénéficié après le 11 septembre d’un certain regain d’intérêt consécutivement à quelques afflux vers le Liban de capitaux arabes souffrant de discriminations à l’étranger. D’autant que l’écart s’est considérablement creusé récemment entre le loyer de la livre et celui servi sur les autres grandes monnaies, notamment le dollar. Mais, après les listes «noires» sur le «financement du terrorisme» et les sanctions que pourraient encourir les pays qui refusent de se joindre à la «lutte contre les organisations terroristes», on a relevé un léger changement du climat entourant le marché des changes de Beyrouth. En effet, l’offre du dollar, qui s’était développée ces derniers temps, ne tardait pas à se contracter. Mais ce phénomène ne s’est pas accompagné d’un surcroît d’achat du billet vert dont la demande est restée limiter toujours aux besoins commerciaux courants du marché en cette monnaie. Dans ce contexte, l’action de la Banque du Liban (BDL) continuait à être la plus déterminante de la tendance du marché. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, celle-ci est parvenue à fixer invariablement le dollar au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999. Mais, compte tenu de l’évolution du mouvement de l’offre et de la demande sur cette monnaie, les établissements de crédit ont été amenés à la négocier à des cours très proches du haut de cette fourchette d’intervention, soit entre 1 513,50 et 1 514,00 LL contre 1 512,00 et 1 512,50 LL la semaine dernière. Pourtant, ce mouvement n’a en aucun moment paniqué les opérateurs, d’autant que le taux de «dollarisation» des dépôts bancaires restait très élevé (75 %) et que la BDL tenait toujours à approvisionner et sans répit le marché de ses besoins commerciaux et non commerciaux en devises. Cela étant et eu égard au potentiel relativement limité de la demande du billet vert, le volume des échanges sur toute la semaine n’aurait pas dépassé au total quelque soixante millions de dollars, en partie placés à la vente par la BDL à 1 514,00 LL selon les milieux cambistes.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats À peine rétablie au lendemain des attentats du 11 septembre aux États-Unis, la confiance dans les placements au Liban s’est un peu ébranlée cette semaine à la suite des conjectures auxquelles a donné lieu la demande du département d’État américain de geler les avoirs du Hezbollah, qualifié d’organisation terroriste, et le rejet par le gouvernement libanais de cette classification qui confond la résistance avec le terrorisme. De fait, la livre libanaise a bénéficié après le 11 septembre d’un certain regain d’intérêt consécutivement à quelques afflux vers le Liban de capitaux arabes souffrant de discriminations à l’étranger. D’autant que l’écart s’est considérablement creusé récemment entre le loyer de la livre et celui servi sur les autres grandes monnaies, notamment le dollar. Mais, après les...