Depuis le 11 septembre, tout a changé pour le marché du pétrole : les cours ont chuté de 30 %, laminés par un plongeon de la demande de kérosène et l’aggravation du ralentissement économique mondial, et l’Opep a semblé perdre sa capacité à stabiliser les cours. Résultat, le cours du baril de brut est désormais à son plus bas depuis juillet 1999, au grand dam des producteurs, et le marché pétrolier a du mal à croire que la réunion de l’Opep la semaine prochaine parvienne à changer la situation. «Le marché s’inquiète des graves conséquences de la chute de la consommation de kérosène sur la demande de brut et l’année prochaine, il est possible que nous ayons une récession aux États-Unis», commente Doug Leggate, analyste de la Commerzbank, pour expliquer la dégringolade des prix du brut. Le fort coup de frein de la croissance mondiale «constitue un véritable coup de matraque pour le marché du pétrole en ce moment» renchérit Lawrence Eagles, analyste de la maison de courtage GNI. Reflet de ces inquiétudes, les stocks de brut ne cessent de progresser aux États-Unis et l’Agence internationale de l’énergie a revu à la baisse le mois dernier ses estimations pour la demande mondiale de brut. Celle-ci ne devrait progresser en 2001 que de 120 000 barils jour pour atteindre 76 millions de barils jour. Face à la crise, l’Opep semble paralysée. Elle a dans un premier temps volontairement maintenu son niveau de production pour ne pas aggraver l’état de l’économie mondiale, mais son inaction a vite été considérée comme de l’impuissance par les courtiers. Et bien que le cartel semble désormais se diriger vers une baisse d’un million de barils de sa production lors de sa prochaine réunion, les marchés pétroliers restent sceptiques. Malgré des appels du pied répétés du cartel, les trois grands exportateurs hors-Opep, la Russie, la Norvège et le Mexique, ont indiqué qu’ils n’envisageaient aucune réduction de leur offre.
Depuis le 11 septembre, tout a changé pour le marché du pétrole : les cours ont chuté de 30 %, laminés par un plongeon de la demande de kérosène et l’aggravation du ralentissement économique mondial, et l’Opep a semblé perdre sa capacité à stabiliser les cours. Résultat, le cours du baril de brut est désormais à son plus bas depuis juillet 1999, au grand dam des producteurs, et le marché pétrolier a du mal à croire que la réunion de l’Opep la semaine prochaine parvienne à changer la situation. «Le marché s’inquiète des graves conséquences de la chute de la consommation de kérosène sur la demande de brut et l’année prochaine, il est possible que nous ayons une récession aux États-Unis», commente Doug Leggate, analyste de la Commerzbank, pour expliquer la dégringolade des prix du brut. Le fort coup...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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