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Actualités - Chronologies

Les volontaires se pressent au Pakistan pour le jihad

Tranquillement assis sur son coussin, Abu Usama a un seul message pour les États-Unis : Vous ne savez pas ce qui va vous tomber sur la tête si vous envoyez des soldats en Afghanistan. «Rien qu’à Quetta, des milliers de gens sont prêts à participer au jihad», avertit Abu Usama, responsable pour la province pakistanaise du Baloutchistan du Markezaldawa Irshad Lashkar-e-Taiba, une des principales organisations de recrutement de combattants islamistes du Pakistan. «Les États-Unis ne devraient pas sous-estimer notre nombre. Beaucoup d’Américains vont mourir. Quand l’armée américaine entrera en Afghanistan, alors nous aussi nous y irons. Nous les balaierons», affirme-t-il. Quelque 4 400 volontaires des tribus pachtounes du nord-ouest du Pakistan ont déjà franchi la frontière ces derniers jours. Le Baloutchistan, dans le sud-ouest du pays, possède lui aussi une tradition martiale et beaucoup de ses jeunes hommes croient que mourir pour la guerre sainte offre la plus glorieuse des morts. Markezaldawa Irshad Lashkar-e-Taiba a établi ses bureaux dans un bâtiment quelconque de Quetta, à une cinquantaine de kilomètres de la frontière afghane. Sur les murs on voit des images d’Oussama Ben Laden sur un cheval blanc et brandissant un sabre, ainsi que d’un Coran d’où sortent une mitraillette, de missiles, grenades et kalachnikov, de sabres perçant le globe terrestre, de moudjahidine porteurs de bazookas et autres armes. Abu Usama explique pourquoi ses recrues sont prêtes à mourir dans une guerre contre les États-Unis. «C’est notre devoir d’aller au jihad. Tous les moudjahidine sont prêts à mourir. Si nous mourons au jihad, nous aurons réussi. Seul le jihad peut chasser l’Amérique», dit-il. Son organisation affirme fournir également du sang et des vêtements pour la cause. Mais Abu Usama nie armer ou entraîner des combattants au Pakistan. «Ils apprennent en Afghanistan à se servir d’une kalachnikov, de bombes, de lance-roquettes et de mines», dit-il sans vouloir préciser le nombre de jeunes gens prêts à prendre les armes. Le Baloutchistan est le siège de quatre grandes agences de recrutement pour la «guerre sainte». Markezaldawa Irshad Lashkar-e-Taiba est la deuxième en importance. Bakht Zamin, le chef de la principale agence, al-Badar, a refusé de s’exprimer et s’est plaint d’articles «déformant la réalité» parus dans la presse étrangère. Abu Usama critique en particulier la presse américaine et accuse les États-Unis de s’en prendre en Afghanistan à l’islam et non au terrorisme. «Leur combat est contre les musulmans, pas les taliban. Pourquoi après quatre semaines de bombardements si peu de taliban ont-ils été touchés alors que tant de civils ont été tués», demande-t-il ? Quant aux pays musulmans qui soutiennent la guerre américaine contre le terrorisme, il assure qu’ils ont cédé à un chantage – la Banque mondiale et le Fonds monétaire international les auraient menacés, selon lui, de leur retirer leur appui. «Ce ne sont pas les nations musulmanes qui soutiennent les États-Unis, ce ne sont que leurs dirigeants», dit-il.
Tranquillement assis sur son coussin, Abu Usama a un seul message pour les États-Unis : Vous ne savez pas ce qui va vous tomber sur la tête si vous envoyez des soldats en Afghanistan. «Rien qu’à Quetta, des milliers de gens sont prêts à participer au jihad», avertit Abu Usama, responsable pour la province pakistanaise du Baloutchistan du Markezaldawa Irshad Lashkar-e-Taiba, une des principales organisations de recrutement de combattants islamistes du Pakistan. «Les États-Unis ne devraient pas sous-estimer notre nombre. Beaucoup d’Américains vont mourir. Quand l’armée américaine entrera en Afghanistan, alors nous aussi nous y irons. Nous les balaierons», affirme-t-il. Quelque 4 400 volontaires des tribus pachtounes du nord-ouest du Pakistan ont déjà franchi la frontière ces derniers jours. Le Baloutchistan, dans le...