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Actualités - Chronologies

Embonpoint - La pathologie héréditaire n’est pas toujours une fatalité

L’insuffisance veineuse ou le diabète des parents ainsi que bon nombre d’autres maux dits «héréditaires» ont cessé d’être des inévitables héritages. La prévention reste un bouclier qui s’est avéré efficace, permettant d’annuler cet héritage morbide. Comme partout ailleurs, en héritage aussi il y a des héritiers chanceux et d’autres qui le sont beaucoup moins. Si les deux parents sont obèses, leurs enfants ont 80 % de chances de le devenir aussi. Si un seul entre les deux l’est, la probabilité est de l’ordre de 40 %. Même si chaque être humain est unique, il a derrière lui une histoire génétique et sa propre manière de vivre qui favorisent ou combattent ces prédispositions... Un moyen de savoir si on est le malheureux héritier du surpoids consiste à comparer la quantité de la nourriture qu’on mange à celle des autres. Si pour la même quantité et qualité d’aliments ingurgités on grossit plus facilement, il faut savoir aussi qu’on maigrit plus difficilement. Seule, toutefois, la génétique ne suffit pas à expliquer l’obésité. Chez certains, l’hérédité peut jouer un rôle important tandis que chez d’autres ce sont des facteurs psychologiques qui entraînent des troubles du comportement alimentaires. Dans tous les cas, les régimes restrictifs sont contre-indiqués. Plus l’alimentation est limitée, plus l’organisme entre dans une logique «d’épargne» avec tendance à économiser les dépenses, avec résistance marquée contre toute perte du capital accumulé. Ce qui explique la faillite de bon nombre de tentatives d’amaigrissement évoluant vers une obésité de plus en plus marquée... L’unique solution alors à ce problème serait de mieux manger, sans faire de régime, et de bouger deux fois plus qu’avant. Les conseils et l’orientation donnés par un nutritionniste sont indispensables à la réussite de cette approche. Dans le même temps, pratiquer une demi-heure de marche par jour en moyenne et faire de la natation, du vélo ou de la culture physique de manière régulière. Troubles cardio-vasculaires L’obésité, le diabète, l’excès de graisse dans le sang, le stress, le tabac, la sédentarité, sans oublier l’hérédité pèsent lourdement sur la survenue de ces troubles. Quelle est la part de l’hérédité ? Indéfinissable. Mais on sait que dans certaines familles on enregistre un plus grand nombre d’accidents cardio-vasculaires (infarctus) avant la quarantaine chez les hommes et avant 55 ans chez les femmes. Au fil du temps, les vaisseaux perdent leur élasticité et leur souplesse, ils s’épaississent et se bouchent. Ce qui impose donc l’arrêt du tabac et la pratique d’une activité physique régulière. La pratique d’un sport tend à régulariser la tension artérielle et à diminuer la fréquence cardiaque de repos. L’exercice physique normalise le taux de cholestérol sanguin, mais son principal avantage consiste à sa contribution au développement de petits vaisseaux sanguins capables, dans une certaine mesure, de prendre le relais des artères obstruées. Marche à pied, vélo, culture physique ou natation, durant 45 minutes, trois fois par semaine, est un rythme d’entraînement à adopter, en choisissant l’activité préférée parmi ces exercices. Les sports à accélération rapide (squash, tennis, basket) ne sont pas recommandés. À signaler : l’entraînement doit se faire avec mesure, en restant capable de parler au cours de l’effort sinon l’exercice non seulement cesse d’être bénéfique, mais il devient dangereux. Tout abus aussi (nourriture, alcool et autres) est à proscrire... Diabète et cholestérol Si un diabète est détecté, il est recommandé de consulter un spécialiste. Le diabétologue, en effet, mettra en route un programme de prévention à long terme, fondé sur l’hygiène de vie, afin de maintenir un taux de sucre normal. Une glycémie élevée durant une longue période favorise l’apparition de complications cardiaques, rénales et oculaires. Normalement, la valeur de la glycémie est comprise entre 0,80 et 1,20 g/l. Aux alentours de 1,25 g/l à jeûn, les médecins conseillent une marche soutenue journalière de 60 minutes. L’activité physique, en effet, présente le double intérêt d’optimiser le passage du sucre dans les cellules et de favoriser l’amaigrissement. Les graisses doivent représenter moins de 30 % de l’apport calorique, soit 600 calories pour un régime de 2 000 calories. À privilégier les féculents, les céréales, les légumes secs et les fruits frais. Les graisses véhiculées par le sang nourrissent les tissus. Elles sont donc indispensables. Lorsque, toutefois, elles y sont en excès, elles se déposent aux parois des artères et des vaisseaux sanguins en général. Le sujet accuse alors une hypercholestérolémie. Ce long terme scientifique indique soit un excès de cholestérol, soit de cholestérol et de triglycérides, soit enfin trop de triglycérides. À savoir, plus le taux de triglycérides est élevé, plus le taux du bon cholestérol baisse. La forme la plus commune d’excès de cholestérol n’est pas familiale mais liée essentiellement au surpoids et à des erreurs diététiques répétées. Les formes héréditaires d’hypercholestérolémie sont rares mais leur mode de transmission est dominant : un enfant sur deux héritera de la maladie du parent atteint. Pour les triglycérides en excès, la prédisposition est héréditaire mais elle ne se développe qu’en fonction de sucres et d’alcool.
L’insuffisance veineuse ou le diabète des parents ainsi que bon nombre d’autres maux dits «héréditaires» ont cessé d’être des inévitables héritages. La prévention reste un bouclier qui s’est avéré efficace, permettant d’annuler cet héritage morbide. Comme partout ailleurs, en héritage aussi il y a des héritiers chanceux et d’autres qui le sont beaucoup moins. Si les deux parents sont obèses, leurs enfants ont 80 % de chances de le devenir aussi. Si un seul entre les deux l’est, la probabilité est de l’ordre de 40 %. Même si chaque être humain est unique, il a derrière lui une histoire génétique et sa propre manière de vivre qui favorisent ou combattent ces prédispositions... Un moyen de savoir si on est le malheureux héritier du surpoids consiste à comparer la quantité de la nourriture qu’on...