Un produit qui tue le bacille du charbon en quelques secondes a été découvert en Autriche et pourrait révolutionner la lutte contre le bioterrorisme, ont annoncé des chercheurs hier à Vienne. Pulvérisé, ce produit agit comme un désinfectant, tuant les bacilles de la maladie du charbon dans les enveloppes, sur la peau et même dans le nez, a déclaré le Dr Apostolos Georgopolous, du laboratoire de microbiologie de l’Hôpital général de Vienne. Le pulvérisateur a été testé pendant des mois dans cet hôpital avant que les médecins décident la semaine dernière de voir son effet sur le bacille du charbon, a-t-il expliqué. «Nous avons découvert qu’il est très facile à utiliser et qu’il agit très bien contre le charbon. Il suffit de le pulvériser sur une surface ou une enveloppe et les bacilles sont neutralisés. On peut même le pulvériser sur la peau ou dans le nez», a-t-il dit. «Cette substance détruit les spores d’anthrax en quelques secondes et peut être utilisée sans aucun effet secondaire», a déclaré le porte-parole du ministère de la Santé, Martin Glier. Si le produit, un polymère, est approuvé par les autorités sanitaires autrichiennes, il pourrait révolutionner le traitement des poudres suspectes découvertes à travers le monde depuis que des cas de maladie du charbon ont été découverts aux États-Unis. Depuis la confirmation des premiers cas début octobre en Floride, la moindre poudre suspecte déclenche l’évacuation d’immeubles entiers, de centres de tri postaux et d’aéroports. Le nouveau pulvérisateur pourrait décontaminer une pièce où une poudre suspecte est découverte sans mettre le branle-bas dans tout l’immeuble. Les autorités autrichiennes procèdent à des tests pour voir si ce produit peut être distribué largement pour répondre aux alertes au charbon. «Nous faisons tout ce qui est possible pour accélérer le processus», a indiqué M. Glier. L’Autriche prévoit aussi de proposer ce produit aux États-Unis si les tests sont concluants, a déclaré le secrétaire d’État à la Santé Reinhard Waneck à la radiotélévision nationale. «Si nos espoirs se confirment, et nous avons de bonnes raisons d’y croire, c’est vraiment une découverte historique dans la situation actuelle», a-t-il déclaré. Le Dr Georgopolous voudrait pouvoir commercialiser cette découverte le plus vite possible. Il a indiqué être en train de mettre sur pied une société pour produire ce polymère, qui n’a pas encore été baptisé. Il n’a que son code de laboratoire : «+ G-1». «Le coût de production est élevé, mais nous le vendrons à très bon prix parce que je veux aider les gens», a-t-il assuré. Le «+ G-1» n’a qu’un usage prophylactique. Il ne remplace pas les antibiotiques administrés aux personnes exposées au bacille. Mais le médecin croit qu’en se pulvérisant le produit dans le nez, les personnes en danger pourraient se protéger de la forme pulmonaire de la maladie du charbon en tuant les bacilles avant qu’ils n’atteignent les poumons. «Je crois que si on est assez rapide, on peut les tuer, du moins je l’espère», a-t-il dit.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Un produit qui tue le bacille du charbon en quelques secondes a été découvert en Autriche et pourrait révolutionner la lutte contre le bioterrorisme, ont annoncé des chercheurs hier à Vienne. Pulvérisé, ce produit agit comme un désinfectant, tuant les bacilles de la maladie du charbon dans les enveloppes, sur la peau et même dans le nez, a déclaré le Dr Apostolos Georgopolous, du laboratoire de microbiologie de l’Hôpital général de Vienne. Le pulvérisateur a été testé pendant des mois dans cet hôpital avant que les médecins décident la semaine dernière de voir son effet sur le bacille du charbon, a-t-il expliqué. «Nous avons découvert qu’il est très facile à utiliser et qu’il agit très bien contre le charbon. Il suffit de le pulvériser sur une surface ou une enveloppe et les bacilles sont neutralisés....