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Actualités - Chronologies

L’opposition afghane souhaite - un rapprochement Iran-USA

La guerre contre le régime des taliban pourrait être mieux organisée si États-Unis et Iran faisaient une croix sur leurs années d’hostilité mutuelle, a expliqué un haut responsable des forces de l’opposition afghane. «La collaboration entre les États-Unis et l’Iran constitue une question difficile en raison de certains impératifs diplomatiques», a affirmé Abdullah Abdullah, ministre des Affaires étrangères de l’Alliance du Nord. «Bien sûr la situation serait bien meilleure s’il y avait des relations normales entre les États-Unis et l’Iran», ajoute-t-il. Car l’Iran, pays chiite, a été un acteur important, et depuis longtemps, dans la guerre civile en Afghanistan et il est actuellement l’un des plus forts soutiens de l’Alliance du Nord en lutte contre les taliban, qui sont des musulmans sunnites puritains. En 1998, Téhéran avait été à deux doigts de faire la guerre aux taliban dont des éléments extrémistes avaient tué un diplomate iranien à Mazar-i-Sharif dans le nord de l’Afghanistan. M. Abdullah reconnaît que si la méfiance actuelle entre Téhéran et Washington est compréhensible, il est évident que le rétablissement des liens entre ces deux puissances rendrait plus efficace la conduite actuelle de la guerre en Afghanistan. «Je ne dis pas que nous nous y employons, même s’il est dans nos intérêts de parvenir à cette amélioration. Tous peuvent comprendre cela par eux-mêmes», ajoute le ministre des Affaires étrangères de l’Alliance du Nord. «De bonnes relations avec tous ces pays devraient rendre possible de parvenir à un objectif commun grâce à une stratégie commune», ajoute-t-il, faisant allusion à l’ensemble des pays actuellement opposés aux taliban. Les États-Unis ont rompu avec l’Iran à la suite de la révolution islamique de 1979 et, bien qu’il y ait eu une amélioration dans leurs rapports, le rétablissement des relations diplomatiques n’est pas à l’ordre du jour. Néanmoins les États-Unis et l’Iran se retrouvent dans une lutte contre un ennemi commun, le régime des taliban, cible des frappes en raison de la protection qu’il accorde à Oussama Ben Laden, inspirateur présumé des attentats du 11 septembre. Et bien que les États-Unis se soient rapprochés de l’Alliance du Nord, les principaux soutiens de cette dernière demeurent toujours la Russie, l’Iran, l’Ouzbékistan et le Tadjikistan. M. Abdullah rappelle que l’Iran ne s’est pas contenté de moyens diplomatiques pour soutenir l’Alliance. «L’Iran est avec nous, il nous aide dans différents domaines, y compris militaire», affirme-t-il. Les experts relèvent que Téhéran a joué un rôle important, tout en étant discret, dans la crise actuelle, notamment en apportant un appui à Ismaïl Khan, chef militaire tadjik qui se bat contre les taliban dans le secteur d’Herat, ville du nord-ouest de l’Afghanistan proche de la frontière avec l’Iran. Appartenant à l’Alliance du Nord, Ismaïl Khan, présent surtout dans les provinces de Ghor et Badghis, n’a jusqu’à présent bénéficié d’aucun appui des frappes aériennes américaines. L’Iran a également par le passé fourni un appui militaire essentiel aux combattants de l’ethnie hazara et aux musulmans chiites de la faction Hezb-i-Wahdat qui affirment représenter environ 15% des Afghans et qui luttent pour reprendre le contrôle de région dans les montagnes du centre et du nord du pays. Enfin, la semaine dernière, l’Iran a accueilli une rencontre de dirigeants de l’Alliance du Nord et de la Russie qui, selon les responsables de l’opposition, était destinée à coordonner la lutte contre les taliban avec ou sans le soutien des États-Unis.
La guerre contre le régime des taliban pourrait être mieux organisée si États-Unis et Iran faisaient une croix sur leurs années d’hostilité mutuelle, a expliqué un haut responsable des forces de l’opposition afghane. «La collaboration entre les États-Unis et l’Iran constitue une question difficile en raison de certains impératifs diplomatiques», a affirmé Abdullah Abdullah, ministre des Affaires étrangères de l’Alliance du Nord. «Bien sûr la situation serait bien meilleure s’il y avait des relations normales entre les États-Unis et l’Iran», ajoute-t-il. Car l’Iran, pays chiite, a été un acteur important, et depuis longtemps, dans la guerre civile en Afghanistan et il est actuellement l’un des plus forts soutiens de l’Alliance du Nord en lutte contre les taliban, qui sont des musulmans sunnites...