L’Américaine Lindsay Davenport, victorieuse de trois tournois en trois semaines, sera la grande favorite du Masters de tennis, à partir d’aujourd’hui à Munich, qui pourrait par ailleurs consacrer la revenante Jennifer Capriati au rang de n°1 mondiale. Malgré l’absence de trois grandes joueuses – les Américaines Venus Williams, Monica Seles et la Suissesse Martina Hingis –, cette épreuve dotée de 3 millions de dollars et rassemblant (théoriquement) les 16 meilleures mondiales sera le sommet d’une année riche en révélations et en émotions. En tête de la hiérarchie WTA pour la première fois de sa carrière depuis le 15 octobre, victorieuse de deux tournois du Grand Chelem en 2001 (l’Open d’Australie et Roland-Garros), Capriati, 25 ans, est mathématiquement encore sous la menace de sa compatriote Davenport. «Mon but n’est pas de finir l’année n°1, c’est de finir en jouant bien», estime Capriati qui boucle la meilleure saison d’une carrière chaotique, quasiment interrompue entre 1994 et 1999. «Lindsay joue bien. Elle va peut être me dépasser, mais ça ne me préoccupe pas. Je ne fais pas une fixation sur le classement». Davenport, qui doit l’emporter mais aussi compter sur un faux pas précoce de Capriati pour s’emparer du fauteuil de n°1 mondiale, refuse également les calculs : «Finir n°1 n’est pas mon objectif. Je pense que pour cela il faut avoir bien marché dans les tournois du Grand Chelem. Je ne l’ai pas fait, tant pis». L’ombre de Venus Sur le duel entre Capriati et Davenport planera l’ombre d’une troisième Américaine dont le nom alimente les conversations. Venus Williams, forfait en raison d’une blessure au poignet, mériterait selon certains le titre de meilleure joueuse de l’année après ses succcès à Wimbledon et l’US Open. «Jennifer mérite son rang», estime Davenport. «Venus a certes gagné presque tous les tournois auxquels elle a participé. Elle serait peut-être n°1 si elle avait plus joué mais elle ne l’a pas fait». Détrônée lors du tournoi de Filderstadt, Hingis, n°1 mondiale durant plus de 200 semaines, ne pourra, elle, défendre ses chances et le titre conquis lors du Masters 2000 en raison d’une opération à la cheville. Troisième absente de marque, Monica Seles a refusé de se rendre à Munich, comme elle le fait pour tous les tournois allemands depuis l’agression au couteau dont elle a été victime en 1993 à Hambourg. Ces absences bénéficient à trois outsiders : la Bulgare Magdalena Maleeva, l’Espagnole Arantxa Sanchez et l’Allemande Anke Huber. Ce rendez-vous de l’élite est en outre l’occasion de revoir les révélations de l’année : les Belges Justine Henin et Kim Clijsters, finalistes respectivement à Wimbledon et Roland-Garros, l’Américaine Meghann Shaughnessy, la Russe Elena Dementieva et la Yougoslave Elena Dokic. Enfin, les Françaises viennent en force à Munich. Outre Nathalie Tauziat qui dispute là son dernier Masters, le premier tour propose un affrontement «fratricide» entre Sandrine Testud et Amélie Mauresmo.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Américaine Lindsay Davenport, victorieuse de trois tournois en trois semaines, sera la grande favorite du Masters de tennis, à partir d’aujourd’hui à Munich, qui pourrait par ailleurs consacrer la revenante Jennifer Capriati au rang de n°1 mondiale. Malgré l’absence de trois grandes joueuses – les Américaines Venus Williams, Monica Seles et la Suissesse Martina Hingis –, cette épreuve dotée de 3 millions de dollars et rassemblant (théoriquement) les 16 meilleures mondiales sera le sommet d’une année riche en révélations et en émotions. En tête de la hiérarchie WTA pour la première fois de sa carrière depuis le 15 octobre, victorieuse de deux tournois du Grand Chelem en 2001 (l’Open d’Australie et Roland-Garros), Capriati, 25 ans, est mathématiquement encore sous la menace de sa compatriote Davenport....