Et ils seront comblés cette semaine... Pour les amateurs de films d’action, «Cliffhanger» est une réussite totale. Pour ceux qui aiment les films de terreur, «House of Wax» est un modèle du genre. Pour les amateurs de suspense, «The Game» est palpitant de bout en bout. Pour les amateurs de comédie à l’italienne, «Drame de la jalousie» est une des meilleures! Un chef-d’œuvre de comédie musicale «Gigi» de Minnelli, un chef-d’œuvre du western «Unforgiven» de Clint Eastwood et un chef-d’œuvre toutes catégories «Rebel Without a Cause» de Nicholas Ray avec James Dean. Qui dit mieux? Retour de Stallone avec Cliffhanger au film d’action pur et dur, après quelques essais pour le moins hasardeux dans la comédie. Sous la conduite experte de Renny Harlin qui s’est, lui aussi, imposé dans le genre avec l’explosif Die Hard. Sly nous entraîne sur les cimes des Dolomites (mais le film est situé aux États-Unis). Alpiniste chevronné, il se retrouve face à de dangereux terroristes (conduits par l’inquiétant John Lithgow). Ceux-ci, auteurs d’un hold-up aérien aussi mouvementé qu’imaginatif, sont à la recherche de plusieurs valises bourrées de dollars tombées dans des endroits inaccessibles après le crash de leur avion. Ils tiennent, en plus, en otage un autre guide qui, sous peine de mort, doit les aider dans leur entreprise. Ils sont aussi puissamment armés et déterminés, mais Stallone connaît la montagne comme sa poche! On devine la suite, elle sera particulièrement haletante et originale, offrant à Stallone un rôle physiquement difficile qui l’a amené à une totale remise en forme! Diffusion lundi à 21h30 sur LBCI House of Wax d’André de Toth fut réalisé à une époque où le cinéma cherchait de nouveaux «gimmicks» pour captiver les audiences. Ici, il s’agissait de la troisième dimension ou 3D. Le procédé ne vécut que l’espace de quelques films: on ne pouvait se rendre compte des effets du procédé qu’en chaussant des lunettes spéciales. La troisième dimension consistait pour le public à avoir l’impression que certaines choses se détachaient de l’écran pour venir à lui... Oublions toutes ces considérations pour dire que House of Wax, remake de Mystery of The Wax Museum, est l’histoire du propriétaire d’un musée de cire qui, lorsque son local est détruit par un incendie criminel, décide de se venger en utilisant pour son prochain musée des êtres vivants qu’il aurait coulés dans de la cire au préalable, pour obtenir la perfection! Ce film devait lancer la carrière de Vincent Price dans un domaine où il devait triompher: celui de l’horreur! Et quel panache il apporte à ce genre! Diffusion lundi à minuit sur LBCI Le jeu, dont il est question dans The Game, n’est pas un jeu de tout repos où Michael est entraîné malgré lui dans une curieuse aventure. Divorcé, sans enfant, Nicholas Van Orton, un richissime banquier, ne vit que pour son métier. Impitoyable homme d’affaires, froid et cynique, il vit en solitaire. Pour son 48e anniversaire, son jeune frère, Conrad, lui offre un cadeau peu banal: il s’agit d’une inscription à un club dont la spécialité consiste à organiser des jeux de rôles. Sans trop savoir où il met les pieds, mais intrigué par cet insolite présent, Nicholas prend rendez-vous avec l’agence et accepte de se soumettre à des tests physiques et psychologiques assez éprouvants. Dès lors, il se laisse entraîner dans un engrenage infernal, dont il ne sortira pas indemne. Une intrigue machiavélique, portée par une réalisation efficace, où le spectateur est aussi mystifié que le protagoniste. Après Seven, David Fincher confirme sa maestria dans ce domaine. Diffusion mardi à 20h30 sur MTV Rebel Without a Cause de Nicholas Ray est un classique. Et son interprète principal, James Dean, un des personnages mythiques de l’écran. Sur le thème de l’incompréhension et du fossé qui sépare les générations, Rebel Without a Case en dit long. Jim Stark, dont les parents s’entendent mal, souffre de ne pas être compris par eux. Il aime la jeune Judy mais, au collège, il se trouve en butte à l’agressivité de certains de ses nouveaux camarades. Buzz, le chef de ceux-ci, se bat avec lui dans un duel au couteau puis lui lance un autre défi: à bord de voitures volées, Buzz et Jim se livreront une course en roulant jusqu’au bord d’une falaise et le premier qui sautera de sa voiture sera une «poule mouillée»... Ce qui intéressait ici Nicholas Ray c’est, d’une part, la description des rapports de son héros, Jim, avec son père, thème que l’on retrouvera sous-jacent dans une partie de son œuvre et, d’autre part, la peinture d’amours adolescentes qui font songer à Roméo et Juliette. Le lyrisme de Ray transforme ce qui n’aurait pu être qu’une histoire à la mode en un fulgurant poème. Le choix de James Dean a été capital et toute une jeunesse s’est soudain reconnue dans cet adolescent souvent maladroit, épris d’amour et d’amitié, incompris de ses parents et victime de l’hostilité de ses camarades, ivres de violence. Volontairement, Nicholas Ray a préféré des couleurs flamboyantes et il est difficile d’oublier la splendeur tragique de la course suicidaire et nocturne de Jim et Buzz, roulant à toute vitesse vers la falaise ou la sensibilité désespérée de Natalie Wood et de Sal Mineo, remarquables tous les deux. Diffusion mercredi à minuit sur Future TV Drame de la jalousie, d’Ettore Scola, est un des chefs-d’œuvre de la comédie «à l’italienne»; un genre que les cinéastes italiens magnifièrent dans les années 60. Marcello Mastroianni, Monica Vitti et Giancarlo Giannini sont en tête d’affiche dans ce film d’Ettore Scola. Sur la place du marché d’un quartier populaire de Rome, la police procède à la reconstitution d’un meurtre. Oreste, un maçon de 45 ans, militant communiste, relate les circonstances dans lesquelles une fleuriste, Adélaïde, a trouvé la mort. Quelques mois auparavant, lors de la fête de l’«Unità», la jeune femme lui avait subitement déclaré son amour. Marié à Antonia, une femme laide et plus âgée que lui, accablé de fatigue à cause de son travail et de ses activités politiques, Oreste avait alors vu s’ouvrir les portes du bonheur... jusqu’au jour où il découvre qu’Adélaïde n’est pas insensible au charme d’un autre. Ne sachant lequel choisir, la jeune femme voudrait garder les deux hommes. Mais est-ce bien raisonnable? De la bouffonnerie mais aussi du drame et de l’amertume dans cette peinture de mœurs très typique du cinéma de Scola qu’on découvrait alors. Une truculence et une gaillardise aussi mais toujours contrebalancées par la subtilité de la réalisation. Et quelle interprétation! Elle fut couronnée en 1970 à Cannes à travers le prix donné à Mastroianni. Diffusion jeudi à 10h30 et 22h30 sur Zen TV Après le navet de la semaine, le chef-d’œuvre, un bijou, une merveille Gigi de Vincente Minnelli. Dès la première scène du film, une éblouissante reconstitution du Bois de Boulogne au début du siècle, avec Maurice Chevalier chantant Thank Heaven For Little Girls, il est évident que Gigi sera une somptueuse évocation artistique. Sans jamais être étouffé par le style précieux de Cecil Beaton, Vincente Minnelli réussit – contrairement à George Cukor dans My Fair Lady – à établir une harmonieuse osmose entre les idées de Beaton et ses thèmes les plus chers. Plus que jamais, les héros de Minnelli vont donc vivre à mi-chemin entre le rêve et la réalité. La scène où Leslie Caron chante Say a Prayer For Me Tonight, l’errance nocturne de Louis Jourdan à travers Paris, qui devient un véritable parcours initiatique, et la recréation de l’atmosphère de Maxim’s témoignent du génie de Minnelli. Parallèlement à l’éveil amoureux de Gigi, Minnelli révèle au spectateur un Paris surprenant. Alors qu’Un Américain à Paris, en dehors de l’admirable ballet final, baignait trop souvent en pleine convention, Gigi est pour Minnelli l’occasion de retrouver et de peindre une ville pour laquelle il n’a jamais caché sa passion. Tour à tour gamine mutine et vedette du Tout-Paris de l’époque, Leslie Caron est constamment merveilleuse. Comme souvent chez Minnelli, le luxe cache mal et révèle bientôt la véritable nature de ses personnages, insatisfaits et épris d’un univers de rêve. Brillante comédie musicale, Gigi est en même temps un authentique film d’auteur. Diffusion jeudi à minuit sur Future TV C’est un très grand et très beau film qui signe ici Clint Eastwood, en retrouvant un personnage qu’il a rendu célèbre: celui du justicier solitaire dans le Vieil-Ouest. Unforgiven! (Inoubliable!). Kansas, 1880, William Munny, l’un des tueurs les plus redoutés de l’Ouest, a renoncé à l’alcool et à la violence pour l’amour d’une femme. Veuf depuis deux ans, il vit seul avec ses deux enfants dans une ferme misérable. Son passé le rattrape lorsqu’un jeune aventurier vient lui proposer de l’aider à abattre deux hommes pour toucher une forte prime. Munny hésite, puis accepte, à la condition que son ancien complice se joigne à eux. Mais les vieux cow-boys ne savent plus monter à cheval, leurs pistolets sont rouillés et leurs mains tremblent. Pourtant, ils vont s’engager dans un engrenage de violence dont personne ne sortira indemne... Pour sa seizième réalisation, Clint Eastwood revient au western. Son film, sombre et lyrique, brillante dissertation sur la violence, tord le cou à tous les mythes de l’Ouest. Il reçut les Oscars du meilleur film, réalisation, montage et second rôle masculin pour Gene Hackman. Diffusion vendredi à 21h30 sur Future TV Sister Act et Whoopi Goldberg ayant triomphé au-delà de toutes espérances, il était normal de remettre ça. D’où ce Sister Act 2. Sortie du couvent où elle avait été enfermée dans le premier film, Deloris est devenue meneuse de revue à Las Vegas. Un soir, elle reçoit la visite de ses anciennes amies carmélites qui ont bien du tourment. L’école privée où elles enseignent est menacée de fermeture, faute de fonds. Qui plus est, les élèves leur donnent du fil à retordre. Elles ont donc pensé à elle pour être le professeur de musique miraculeux dont elles ont besoin. D’abord, Deloris refuse puis relève le challenge. Ça va swinguer! La fougue de Whoopi Goldberg anime sympathiquement un scénario un peu simpliste, mais efficace, bien que moins entraînant que celui du premier volet. Diffusion vendredi à minuit sur Future TV
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