Un ensemble en voie de croissance, de disciplines fondamentales, cliniques et technologiques, compose une nouvelle branche médicale, les neurosciences. Les chantiers de recherche réunissent des généticiens, des neurochirurgiens, des informaticiens, des histologistes. Des maladies graves et des questions pressantes les concernant relèvent aujourd’hui des neurosciences : la maladie d’Alzheimer, l’ESB, l’accroissement inexpliqué encore des cas de cancers cérébraux dans les pays developpés, les maladies neurodégénératives, la maladie de Parkinson, l’épilepsie. D’autres maux humains graves relèvent encore de leur domaine, telles les maladies héréditaires, les affections neurodégénératives, les limites du développement du cerveau. Mais aussi l’exploration du cerveau et de ses nombreux mystères non encore élucidés. De prodigieux pas en avant sont espérés et attendus dans ce domaine, où un colossal chantier d’exploration est en train de se mettre en place... Comme dans un film de science-fiction, un jour arrivera peut-être où il sera défendu d’être malade... Et peut-être, qui sait, de mourir... Le 28 mai passé à eu lieu à Toulouse (France) un colloque de neurosciences, réunissant plus de 1500 personnes, considéré comme la plus grande manifestation mondiale francophone organisée jusqu’à présent dans ce domaine. Complexes, très divers, multidisciplinaires, les terrains de recherche dans ce nouveau secteur sont en train de se développer de plus en plus. Une multitude de questions cruciales attendent leur réponse. Mais le sanctuaire cérébral garde bien ses secrets. Comment le cerveau peut-il être si gravement atteint par un prion dépourvu de tout élément de programme génétique qui réussit à altérer tout le programme neuronal cérébral ? Quelle est la raison de la recrudescence des cancers du cerveau dans les pays avancés ? Parallèlement, l’exploration de la fonction cérébrale garde bon nombre de mystères. Une fois élucidés, ces mystères peuvent permettre de nouveaux traitements et des guérisons considérées aujourd’hui impossibles. Pourquoi seuls les mammifères possèdent un cortex, cette fine couche cellulaire de matière grise enrobant le cerveau, qui manque chez les reptiles et les oiseaux. Or, chez l’homme, le cortex représente 40 % de ses neurones, évalués à cent milliards d’unités. Ce qui n’empêche nullement les oiseaux d’accomplir des fonctions d’analyse et d’apprentissage supérieures, puisqu’ils sont en mesure d’élaborer des stratégies de vol. Un nouveau terrain d’exploration est celui de l’association du synthétique et des tissus vivants. Des équipes de recherches sont en train de mettre au point des neurones vivants greffés sur des supports électroniques. Ainsi que des systèmes électroniques ou informatiques greffés sur des neurones artificiels. En vue de faire communiquer entre eux des systèmes électroniques ou informatiques avec du tissu nerveux vivant. Il faut signaler qu’il y a une vingtaine d’années, des chercheurs avaient réussi à mettre en culture des cellules nerveuses embryonnaires in vitro. Ce qui a permis aux neurosciences un formidable élan... Il s’agissait alors de neurones fœtaux de rat. Les perspectives qui se profilent sont ahurissantes. Sur le plan médical, des invalidités qui condamnaient à la marginalisation à vie leur victime pourraient trouver des palliatifs aussi performants que les organes naturels. «Lève-toi et marche» ne serait plus l’ordre réservé à quelques miraculés du ciel...
Un ensemble en voie de croissance, de disciplines fondamentales, cliniques et technologiques, compose une nouvelle branche médicale, les neurosciences. Les chantiers de recherche réunissent des généticiens, des neurochirurgiens, des informaticiens, des histologistes. Des maladies graves et des questions pressantes les concernant relèvent aujourd’hui des neurosciences : la maladie d’Alzheimer, l’ESB, l’accroissement inexpliqué encore des cas de cancers cérébraux dans les pays developpés, les maladies neurodégénératives, la maladie de Parkinson, l’épilepsie. D’autres maux humains graves relèvent encore de leur domaine, telles les maladies héréditaires, les affections neurodégénératives, les limites du développement du cerveau. Mais aussi l’exploration du cerveau et de ses nombreux mystères non encore...
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