«J’avais l’impression que le fantôme de Stanley (Kubrick) m’observait et me lançait : “Non, non, pas comme ça!” quand j’écrivais le scénario de “A.I.”», raconte Steven Spielberg. «Ce fut aussi douloureux que de me faire arracher à nouveau toutes mes dents de sagesse», écrit, dans le dossier de presse, le réalisateur de E.T. et de A.I. qui s’est vu confier le projet après le décès du réalisateur de A Clockwork Orange et Eyes Wide Shut par Christiane, sa veuve, et Jan Harlan, son beau-frère. Kubrick avait lu en 1969 une nouvelle de Brian Aldiss, Les supertoys durent tout l’été : l’histoire d’un enfant robot qui, dans un proche avenir, tente d’établir le contact avec sa mère humaine. Il acheta les droits et s’efforça pendant vingt ans de l’adapter à l’écran, consultant souvent Steven Spielberg qu’il avait connu à Londres en 1979 alors que l’un tournait Shining et l’autre Les aventuriers de l’Arche perdue. Kubrick, l’ermite parano, qui vivait près de Londres, avait exigé le secret le plus absolu sur cette relation maintenue au fil des ans par téléphone et grâce à un fax secret, caché dans un placard de Spielberg. Et puis un jour, Stanley m’a dit «C’est toi qui devrait réaliser A.I. avec moi comme producteur. J’étais sous le choc», raconte Spielberg. Je lui ai demandé pourquoi. “Parce que ce film est plus proche de ta sensibilité que de la mienne”», a-t-il répondu. Pour Jan Harlan, beau-frère et collaborateur de Kubrick, «Steven apparaissait comme le mieux placé pour mener à bien ce projet. Il n’aurait besoin que d’une vingtaine de semaines pour réaliser le film, alors que Stanley prendrait une année entière durant laquelle son jeune interprète risquait de changer physiquement». «Le projet serait resté dans les cartons si Steven ne l’avait pas repris», dit-il.
«J’avais l’impression que le fantôme de Stanley (Kubrick) m’observait et me lançait : “Non, non, pas comme ça!” quand j’écrivais le scénario de “A.I.”», raconte Steven Spielberg. «Ce fut aussi douloureux que de me faire arracher à nouveau toutes mes dents de sagesse», écrit, dans le dossier de presse, le réalisateur de E.T. et de A.I. qui s’est vu confier le projet après le décès du réalisateur de A Clockwork Orange et Eyes Wide Shut par Christiane, sa veuve, et Jan Harlan, son beau-frère. Kubrick avait lu en 1969 une nouvelle de Brian Aldiss, Les supertoys durent tout l’été : l’histoire d’un enfant robot qui, dans un proche avenir, tente d’établir le contact avec sa mère humaine. Il acheta les droits et s’efforça pendant vingt ans de l’adapter à l’écran, consultant souvent Steven...
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