Les forêts ne se portent pas si mal en Europe et ne cessent de s’étendre, même si les feux de forêt et la pollution atmosphérique les abîment chaque année. À l’occasion de la présentation à Genève du rapport «Situation des forêts du monde 2001», Christopher Prins, chef de la section bois à la Commission économique de l’Onu pour l’Europe (CEE-Onu), a tenu à dégonfler plusieurs idées reçues. Selon M. Prins, la pollution atmosphérique qui fait dépérir les arbres dans certaines forêts est un souci majeur, même si elle n’est pas encore pleinement comprise dans ses implications. Les feux de forêt – 200 000 hectares par an disparaissent dans l’Europe du Sud, près de 7 millions en Russie – et les perturbations atmosphériques comme les ouragans de décembre ont joué leur rôle destructeur, mais aussi les ravages causés par les insectes. Parmi les mythes négatifs, l’expert de l’Onu cite celui de la surexploitation des surfaces boisées en Europe : hors Russie, moins des deux tiers des nouvelles surfaces de forêts qui croissent chaque année sont exploités économiquement, ce qui a pour conséquence que les bois se développent continuellement. Quant à la Russie qui a toujours la plus grande forêt du monde (851 millions d’hectares, un cinquième du total mondial), seulement 14 % de ces nouvelles surfaces sont exploitées. Ainsi, les forêts d’Europe et de la Communauté des États indépendants (CEI) continuent à absorber de larges volumes de carbone, environ 540 millions de tonnes par an. Le carbone s’accumule dans les écosystèmes forestiers, absorbant le CO2, dont on estime qu’il est responsable de 65 % de l’effet de serre responsable du réchauffement de la planète. Dernier mythe que cet expert de la CEE-Onu dégonfle : l’idée que les forêts sont la propriété des collectivités publiques. À l’exception de l’ex-URSS où la forêt est surtout publique, 47 % des forêts en Europe appartiennent à des propriétaires privés, en majorité des petits exploitants. Leur nombre augmente à cause des restitutions et des privatisations dans les pays ex-communistes.
Les forêts ne se portent pas si mal en Europe et ne cessent de s’étendre, même si les feux de forêt et la pollution atmosphérique les abîment chaque année. À l’occasion de la présentation à Genève du rapport «Situation des forêts du monde 2001», Christopher Prins, chef de la section bois à la Commission économique de l’Onu pour l’Europe (CEE-Onu), a tenu à dégonfler plusieurs idées reçues. Selon M. Prins, la pollution atmosphérique qui fait dépérir les arbres dans certaines forêts est un souci majeur, même si elle n’est pas encore pleinement comprise dans ses implications. Les feux de forêt – 200 000 hectares par an disparaissent dans l’Europe du Sud, près de 7 millions en Russie – et les perturbations atmosphériques comme les ouragans de décembre ont joué leur rôle destructeur, mais aussi...
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