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Actualités - Chronologies

Les États-Unis surveillent l’Irak, - avertit Rice

La conseillère du président américain pour la sécurité nationale, Condoleezza Rice, a affirmé hier que l’Irak faisait l’objet d’une surveillance de la part des États-Unis, qui ont menacé d’élargir leurs représailles militaires aux attentats du 11 septembre. «Dans la phase actuelle (...) notre objectif est de surveiller l’Irak», a déclaré Mme Rice dans un entretien à la chaîne de télévision satellitaire qatariote al-Jazira. Interrogée sur une éventuelle frappe contre l’Irak dans le cadre de la riposte militaire américaine lancée le 7 octobre contre l’Afghanistan, Mme Rice a ajouté : «La guerre contre le terrorisme sera une guerre de grande ampleur». Le président irakien Saddam Hussein constitue toujours une source d’inquiétude, onze ans après la crise du Golfe (1990-91), a-t-elle ajouté. «Saddam Hussein et les armes de destruction massive qu’il tente de reconstituer nous inquiètent», a-t-elle dit, en évoquant l’absence d’experts de l’Onu en désarmement sur le sol irakien. Ceux-ci ont quitté l’Irak fin 1998 à la veille d’une campagne de raids aériens américano-britanniques et Bagdad refuse leur retour. «Il y a une raison qui empêche» Saddam Hussein d’autoriser «le retour des inspecteurs, c’est qu’il veut obtenir des armes de destruction massive», a dit la conseillère du président George W. Bush. L’Irak estime qu’il pourrait être une cible des représailles militaires que les États-Unis ont promis d’élargir dans une deuxième phase, après la campagne contre l’Afghanistan, à d’autres pays et organisations accusées de terrorisme. L’Irak, ennemi juré des États-Unis, est le seul pays arabe à ne pas avoir condamné les attentats qui ont fait plus de 5 500 tués à New York et à Washington. Concernant l’attitude des États-Unis à l’égard de la Syrie, Mme Rice a dit : «La Syrie veut que nous fassions la distinction entre différents types de terrorisme, ce qui est impossible, car il n’existe pas de bon et mauvais terrorisme». La Syrie, qui abrite des organisations palestiniennes opposées au processus de paix au Proche-Orient, répète à l’envi qu’il ne faut pas confondre terrorisme et lutte pour la libération nationale, notamment celle des Palestiniens contre Israël. Cette approche est partagée par la plupart des autres pays arabes. Sans donner plus de précision, Mme Rice a rappelé que les États-Unis avaient averti les pays «qui abritent des terroristes (...) à cesser de le faire». Répondant indirectement à Mme Rice, Qoussaï, le fils de Saddam Hussein, a affirmé la détermination de la garde républicaine de mettre en échec toute attaque «ennemie» contre son pays.
La conseillère du président américain pour la sécurité nationale, Condoleezza Rice, a affirmé hier que l’Irak faisait l’objet d’une surveillance de la part des États-Unis, qui ont menacé d’élargir leurs représailles militaires aux attentats du 11 septembre. «Dans la phase actuelle (...) notre objectif est de surveiller l’Irak», a déclaré Mme Rice dans un entretien à la chaîne de télévision satellitaire qatariote al-Jazira. Interrogée sur une éventuelle frappe contre l’Irak dans le cadre de la riposte militaire américaine lancée le 7 octobre contre l’Afghanistan, Mme Rice a ajouté : «La guerre contre le terrorisme sera une guerre de grande ampleur». Le président irakien Saddam Hussein constitue toujours une source d’inquiétude, onze ans après la crise du Golfe (1990-91), a-t-elle ajouté....