Moubarak défère 170 terroristes islamistes - présumés devant la justice militaire
le 17 octobre 2001 à 00h00
Le président égyptien Hosni Moubarak a déféré à la justice militaire 170 membres présumés de l’organisation intégriste armée Jamaa Islamiya détenus sans procès pour des attentats, a-t-on appris hier de source judiciaire. Les suspects sont accusés d’implication dans plusieurs attentats contre des touristes, des policiers et des lieux de culte chrétiens, notamment en Haute-Égypte (sud du Caire), qui ont fait environ 250 morts entre 1994 et 1998, selon la même source. Il s’agit de la deuxième affaire déférée à la justice militaire par le président Moubarak en moins d’une semaine. Samedi, le chef d’État égyptien avait décidé de confier à la justice militaire le dossier de 83 suspects (79 Égyptiens, un Yéménite et trois ressortissants de la République russe du Daghestan) pour «appartenance à une organisation illégale et collecte de fonds pour le compte d’une partie étrangère», en référence à la République indépendantiste de Tchétchénie. Certains des 170 suspects qui viennent d’être déférés ont été arrêtés ces derniers mois, d’autres il y a plusieurs années, a-t-on précisé de même source. Ils sont notamment soupçonnés d’implication dans un attentat contre l’Hôtel Europa au Caire, qui avait coûté la vie à 18 touristes grecs en avril 1996, ainsi que dans l’attentat contre une église chrétienne de la localité d’Abou Qourqas (province de Miniya, centre), qui avait fait neuf morts parmi les fidèles coptes en février 1997, a-t-on indiqué. Ils sont également soupçonnés d’implication dans un hold-up contre une banque du village d’Atlidem (province de Miniya) qui n’avait pas fait de victime en janvier 1995, selon la même source. La plupart des personnes déférées à la justice militaire sont originaires de la province de Miniya (à environ 250 km au sud du Caire). La Jamaa Islamiya est responsable de la plupart des attentats islamistes qui ont eu lieu en Égypte de 1992 à 1998, date à laquelle le mouvement a annoncé qu’il renonçait à la violence.
Le président égyptien Hosni Moubarak a déféré à la justice militaire 170 membres présumés de l’organisation intégriste armée Jamaa Islamiya détenus sans procès pour des attentats, a-t-on appris hier de source judiciaire. Les suspects sont accusés d’implication dans plusieurs attentats contre des touristes, des policiers et des lieux de culte chrétiens, notamment en Haute-Égypte (sud du Caire), qui ont fait environ 250 morts entre 1994 et 1998, selon la même source. Il s’agit de la deuxième affaire déférée à la justice militaire par le président Moubarak en moins d’une semaine. Samedi, le chef d’État égyptien avait décidé de confier à la justice militaire le dossier de 83 suspects (79 Égyptiens, un Yéménite et trois ressortissants de la République russe du Daghestan) pour «appartenance à une...
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