Industrie - Mauvaise passe pour la maroquinerie libanaise
le 16 octobre 2001 à 00h00
Le président de l’Association des industriels libanais Jacques Sarraf a déclaré que le secteur de la maroquinerie et des chaussures était soumis à une concurrence déloyale. Lors d’une conférence de presse organisée hier par le comité de protection de l’industrie des chaussures et du cuir, au siège de l’Association des industriels, il a réclamé des mesures de protection pour la maroquinerie ajoutant que l’application des lois n’est pas difficile. M. Sarraf a adressé une lettre ouverte aux dirigeants pour qu’ils adoptent une loi qui protège le secteur du cuir et empêche la fermeture des usines locales. Il a ajouté que la plupart des pays voisins comme la Syrie et la Turquie ont protégé leurs industries en interdisant l’importation du cuir. Quant au président du syndicat des tanneurs Georges Darwish, il a annoncé que le nombre de tanneries a diminué de 70 à 24 dont 10 ne fonctionnent qu’à 10 % de leur capacité durant deux jours ou trois de la semaine. Ceci est dû à plusieurs raisons dont l’absence de matière première, le cuir brut étant surtout destiné à l’exportation. «Les usines de chaussures ont elles aussi diminué et leur nombre a atteint 320. Elles emploient environ 10 000 ouvriers. Le secteur de la maroquinerie est à l’agonie à cause de la concurrence des pays asiatiques et plus particulièrement de la Chine», a-t-il ajouté. M. Darwish a ensuite énuméré les demandes du secteur de la maroquinerie. Il réclame principalement l’application d’une taxe douanière de 25 % sur les chaussures importées et souhaite une loi interdisant l’importation de chaussures en provenance des pays asiatiques et de l’Extrême-Orient.
Le président de l’Association des industriels libanais Jacques Sarraf a déclaré que le secteur de la maroquinerie et des chaussures était soumis à une concurrence déloyale. Lors d’une conférence de presse organisée hier par le comité de protection de l’industrie des chaussures et du cuir, au siège de l’Association des industriels, il a réclamé des mesures de protection pour la maroquinerie ajoutant que l’application des lois n’est pas difficile. M. Sarraf a adressé une lettre ouverte aux dirigeants pour qu’ils adoptent une loi qui protège le secteur du cuir et empêche la fermeture des usines locales. Il a ajouté que la plupart des pays voisins comme la Syrie et la Turquie ont protégé leurs industries en interdisant l’importation du cuir. Quant au président du syndicat des tanneurs Georges Darwish, il a...
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