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Actualités - Chronologies

Londres ne dispose d’aucun élément impliquant l’Irak dans les attentats

La Grande-Bretagne ne dispose d’aucun élément impliquant l’Irak dans les attentats du 11 septembre aux États-Unis et elle n’envisage aucune action militaire ailleurs qu’en Afghanistan, a souligné jeudi le chef de la diplomatie Jack Straw. Ces déclarations confirment le contenu d’un document diffusé mercredi aux journalistes accompagnant le Premier ministre britannique Tony Blair à Oman. Selon ce texte, cité par la presse jeudi, le gouvernement britannique souligne qu’il n’est pas question – au cours de la «première phase» – d’étendre à l’Irak les opérations militaires en cours contre l’Afghanistan. Ce document, intitulé «Vaincre le terrorisme : les objectifs de la campagne», n’écarte cependant pas complètement la possibilité d’actions contre des États soutenant le terrorisme dans une deuxième phase. «Nous n’avons vu aucun élément qui lierait l’Irak aux atrocités du 11 septembre. Si les circonstances changent, nous changerons, mais cela n’a pas été le cas à ce jour», a déclaré M. Straw sur la BBC (radio). Le secrétaire au Foreign Office a ajouté que «le gouvernement britannique n’envisage(ait) en ce moment aucune action» militaire autre que celle en cours en Afghanistan. Jack Straw a pour autant nié toute divergence entre son gouvernement et celui des États-Unis, qui s’est réservé le droit d’agir contre «d’autres organisations et d’autres États» le cas échéant, dans une lettre adressée la semaine dernière au Conseil de sécurité de l’Onu. Le ministre britannique a souligné que les États-Unis comme la Grande-Bretagne étaient liés par les limites fixées par la Charte des Nations unies au droit à l’autodéfense. «Si une action était entreprise ailleurs dans le monde, elle devrait suivre les mêmes principes et les États-Unis eux-mêmes ne vont pas agir sans avoir des preuves claires, sans avoir clairement à l’esprit que l’action militaire doit se faire en ultime recours et faire partie d’une stratégie politique globale», a déclaré M. Straw. Le secrétaire général de l’Otan, le Britannique George Robertson, a cependant déclaré, également sur la BBC (radio), «qu’il ne pensait pas qu’on puisse se fixer des limites géographiques». «Le secrétaire d’État (américain) Colin Powell a clairement dit qu’ils (les Américains) se concentrent sur l’Afghanistan et à mesure que les semaines passent, que les éléments de preuve se développent, il est évident que des décisions devront être prises», a déclaré Lord Robertson. Détruire les réseaux de l’islamiste Oussama Ben Laden – présenté par Washington comme le commanditaire des attentats du 11 septembre – en Afghanistan est une chose, mais «si vous ne touchez pas au reste du réseau, il y aura d’autres crimes commis ailleurs dans le monde», a fait valoir Lord Robertson, qui a rencontré mercredi à Washington le président américain George W. Bush.
La Grande-Bretagne ne dispose d’aucun élément impliquant l’Irak dans les attentats du 11 septembre aux États-Unis et elle n’envisage aucune action militaire ailleurs qu’en Afghanistan, a souligné jeudi le chef de la diplomatie Jack Straw. Ces déclarations confirment le contenu d’un document diffusé mercredi aux journalistes accompagnant le Premier ministre britannique Tony Blair à Oman. Selon ce texte, cité par la presse jeudi, le gouvernement britannique souligne qu’il n’est pas question – au cours de la «première phase» – d’étendre à l’Irak les opérations militaires en cours contre l’Afghanistan. Ce document, intitulé «Vaincre le terrorisme : les objectifs de la campagne», n’écarte cependant pas complètement la possibilité d’actions contre des États soutenant le terrorisme dans une...