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Actualités - Chronologies

Guérilla et Stinger, seules ressources des taliban

Face à la toute-puissante armada américaine, les taliban font figure de nain militaire, dépourvu d’armes et de technologie efficaces pour contrer les missiles de croisière et autres avions furtifs. Mais la milice islamiste pourrait adopter la stratégie de la guérilla sur un territoire accidenté et montagneux qu’elle connaît dans les moindres détails. En effet, l’armée taliban ne peut compter que sur quelques avions, blindés et matériels d’origine soviétique, rescapés de l’époque où le Grand frère russe fournissait Kaboul en matériel militaire. À cela il faut ajouter le maigre butin pris aux Soviétiques lors de leur retrait précipité du bourbier afghan. Ainsi, des chars d’assaut T-55 et T-59, dont la conception remonte aux années cinquante, et des blindés transporteurs de troupes de type BTR forment le gros du matériel «lourd» de l’armée. Quant à l’artillerie, elle compte surtout sur des mortiers de campagne et quelque canons de moyens calibres. Côté aviation, les taliban, tout comme leurs ennemis de l’Alliance du Nord disposent de quelques MiG 21 vieillissantes pour l’interception et la chasse aérienne, et des Sukhoï Su-22 pour l’attaque au sol. L’infanterie peut compter aussi sur des hélicoptères MiL Mi-35, connus sous le nom de code «Hind» par l’Otan, et considérés comme l’équivalent soviétique des Cobra et Apaches des Américains. Le «Hind» est utilisé comme «chasseur de chars» et dans des missions d’appui tactique aux troupes. Quant au matériel léger, il est composé en majeure partie d’armes de fabrication russe comme le fusil AK-47, les mitrailleuses lourdes DHK, les armes antichars RPG et des canons sans recul de 109 mm. Toutes ses armes sont facilement disponibles sur le marché et elles ont le double avantage d’être efficaces et bon marché. La seule arme qui pourrait menacer les avions US volant à moyenne altitude restent les missiles air-sol de conception soviétique de type SAM, ainsi que les «Stinger» fournis par… les USA, lorsque les Moudjahidine servaient la stratégie américaine en combattant les forces d’occupation soviétiques. Mais, plus que les armes, les taliban adoptent surtout la tactique de la guérilla qui a fait ses preuves lors de la guerre contre les Russes et permit aux Viet Congs de bouter les Américains hors du Vietnam. Conscient de ce danger, Washington a, à plusieurs reprises, évoqué un soutien de l’opposition de l’Alliance du Nord pour d’éventuelles opérations terrestres en Afghanistan, se contentant pour le moment de harceler les bases des taliban et de couper leurs moyens de communication en visant les aéroports, les routes et relais de télécommunications.
Face à la toute-puissante armada américaine, les taliban font figure de nain militaire, dépourvu d’armes et de technologie efficaces pour contrer les missiles de croisière et autres avions furtifs. Mais la milice islamiste pourrait adopter la stratégie de la guérilla sur un territoire accidenté et montagneux qu’elle connaît dans les moindres détails. En effet, l’armée taliban ne peut compter que sur quelques avions, blindés et matériels d’origine soviétique, rescapés de l’époque où le Grand frère russe fournissait Kaboul en matériel militaire. À cela il faut ajouter le maigre butin pris aux Soviétiques lors de leur retrait précipité du bourbier afghan. Ainsi, des chars d’assaut T-55 et T-59, dont la conception remonte aux années cinquante, et des blindés transporteurs de troupes de type BTR forment le...