Le Congrès soucieux de défendre - ses prérogatives face à Bush
le 11 octobre 2001 à 00h00
George W. Bush et les dirigeants parlementaires ont calmé le jeu hier après le coup d’éclat du président contre les fuites d’informations confidentielles, mais l’affaire illustre le souci du Congrès de défendre ses prérogatives face à l’Exécutif même en temps de guerre. Le président américain a reçu les dirigeants du Congrès à la Maison- Blanche hier matin, d’où est sorti un compromis pour dissiper le vent de fronde à la suite de sa décision de sevrer les élus d’informations sensibles sur la lutte contre le terrorisme, afin d’empêcher des fuites préjudiciables. À l’issue de cette réunion, les responsables du Congrès ont indiqué que M. Bush avait accepté d’élargir à nouveau les réunions d’informations confidentielles des responsables de son Administration aux principales commissions compétentes du Congrès. Pour le politologue Larry Sabato, de l’université de Virginie, «tous les présidents américains se sont amèrement plaints des fuites» du Congrès dans le passé. Dans le cas présent, le différend «a été plutôt vite aplani», le «vrai message du président ayant été entendu par la poignée de membres du Congrès qui sont responsables de ces fuites». Tout en estimant justifiée la colère exprimée la veille par le président, qui avait qualifié ces fuites d’«inacceptables», le chef de la majorité démocrate au Sénat, Thomas Daschle, a insisté sur la nécessité de restaurer la confiance entre le Congrès et l’Administration. «Il est clair que lorsque des informations sensibles font l’objet de fuites, elles peuvent entraîner des dommages sérieux et violer la confiance qui doit exister entre le Congrès et l’Exécutif», a-t-il dit. «Nous devons restaurer cette confiance», a ajouté le dirigeant démocrate. De son côté, le chef de la minorité républicaine au Sénat Trent Lott a indiqué que «le président s’était fait entendre. Nous allons tous faire attention». La polémique, qui couvait en fait depuis une dizaine de jours, a éclaté après la fuite dans la presse d’informations confidentielles données au Congrès sur la probabilité d’une nouvelle attaque spectaculaire contre des cibles américaines. En décidant de limiter la diffusion d’informations sensibles, le président Bush a provoqué une levée de boucliers chez des élus de tous bords, qui se sont inquiétés d’être écartés d’informations cruciales à leur travail. Au-delà de cette controverse, l’affaire illustre la difficulté de maintenir en l’état l’exceptionnel climat politique qui prévaut depuis les attentats du 11 septembre, souligne le professeur Sabato.
George W. Bush et les dirigeants parlementaires ont calmé le jeu hier après le coup d’éclat du président contre les fuites d’informations confidentielles, mais l’affaire illustre le souci du Congrès de défendre ses prérogatives face à l’Exécutif même en temps de guerre. Le président américain a reçu les dirigeants du Congrès à la Maison- Blanche hier matin, d’où est sorti un compromis pour dissiper le vent de fronde à la suite de sa décision de sevrer les élus d’informations sensibles sur la lutte contre le terrorisme, afin d’empêcher des fuites préjudiciables. À l’issue de cette réunion, les responsables du Congrès ont indiqué que M. Bush avait accepté d’élargir à nouveau les réunions d’informations confidentielles des responsables de son Administration aux principales commissions...
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