Elles sont le blé qui germe. Touchantes et exaspérantes, insolentes et fragiles, vieilles chipies et bébés désarmants. Que n’a-t-on écrit et dit sur l’adolescence... Cette période de la vie où le petit ver humain se mue en chrysalide, agaçant de ses soubresauts l’entourage adulte... En Occident, une série télévisée s’efforce de capter images et mœurs de ce printemps humain, en décrivant tics et habitudes de vie, goûts et tendances. Cette série, The Vampire Slayer (lire La tueuse des vampires), lourdement assaisonnée aux épices de science-fiction, hypnotise et mobilise la prime jeunesse américaine et, par résonance, celle du vieux continent. Fatalement, elle imprime aussi de son sceau la mode «junior», faisant de Buffy, la tueuse de l’équipe, le mannequin de la mode «easy wear» des jeunes Américains et, par extension, celle des jeunes du monde occidental. Mélange original pour jeunes adolescents (pour bon nombre de vieux «ado» aussi), la série d’épisodes faisait exploser l’audimat, jusqu’à la survenue de la pulvérisation des tours jumelles. Le look de la tueuse de monstres en question n’est pas particulièrement branché et encore moins innovateur : une allure, ni sophistiquée ni originale, de jeune Américaine. À ses débuts, dans les premiers épisodes de la série, Buffy était en bottes noires et robes trapèze. Avec le temps et la succession des événements, dans l’intrigue, le style s’est figé autour d’un «top» simple, brodé ou évaporé, selon les circonstances, et un pantalon noir. En cuir s’il s’agit d’événements de taille... Au cours des épisodes, l’héroïne a perdu du poids pour atteindre, selon les médias USA, l’aspect «coton tige», devenu le nouveau poids idéal de la jeunesse américaine... «Buffy est, en effet, elle-même et tout le monde à la fois, expliquent les psychiatres. Elle peut être investie par toutes les jeunes filles quelle que soit leur nationalité. Le look passe-partout de l’héroïne contribue au phénomène d’identification avec les masses». En d’autres mots, elle rassure, sécurise, aide à la vente, à l’exportation des vogues et des produits américains. Rien n’est gratuit sous la bannière étoilée sauf, hélas, le terrorisme. Du moins pour l’instant...
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Elles sont le blé qui germe. Touchantes et exaspérantes, insolentes et fragiles, vieilles chipies et bébés désarmants. Que n’a-t-on écrit et dit sur l’adolescence... Cette période de la vie où le petit ver humain se mue en chrysalide, agaçant de ses soubresauts l’entourage adulte... En Occident, une série télévisée s’efforce de capter images et mœurs de ce printemps humain, en décrivant tics et habitudes de vie, goûts et tendances. Cette série, The Vampire Slayer (lire La tueuse des vampires), lourdement assaisonnée aux épices de science-fiction, hypnotise et mobilise la prime jeunesse américaine et, par résonance, celle du vieux continent. Fatalement, elle imprime aussi de son sceau la mode «junior», faisant de Buffy, la tueuse de l’équipe, le mannequin de la mode «easy wear» des jeunes Américains...