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Actualités - Chronologies

Qualifiée, la Chine se découvre un grand destin sportif

La Chine s’est réveillée hier avec sa qualification en poche pour la Coupe du monde 2002 de football, trois mois à peine après avoir obtenu le droit d’organiser les Jeux olympiques 2008, et célèbre l’avènement de son sport parmi le gotha des grandes nations. La victoire contre Oman (1-0) dimanche et la qualification pour le Mondial 2002 qui se déroulera en Asie (Corée du Sud et Japon) du 31 mai au 30 juin prochains met fin à 44 ans d’efforts infructueux pour le pays le plus peuplé du monde. «C’est un rêve qui devient réalité pour le peuple chinois», a affirmé lundi le coordinateur de la Fifa pour la Coupe du monde et secrétaire général de la Confédération asiatique, Peter Velappan. Alors que les Chinois accueilleront les championnats du monde féminins en 2003 et la Coupe d’Asie en 2004, M. Velappan se réjouit du fait qu’ils vont «construire de nouveaux stades et (...) améliorer les moyens de communication». «Ce n’est pas uniquement important pour la Chine. Cette qualification est une véritable aubaine pour la Corée du Sud et le Japon. Des centaines de milliers de Chinois vont vouloir assister aux matches de leur équipe compte tenu de la proximité géographique», a conclu Peter Velappan. La presse chinoise s’est quant à elle efforcée lundi de montrer combien cette qualification était importante pour le peuple chinois, mais aussi pour le régime communiste. «La victoire de l’équipe nationale (...) offre de la confiance et de l’espoir quant à la renaissance de la nation chinoise», se réjouissait lundi le Quotidien du peuple dans son éditorial. Récupération politique Mais il insistait également sur le rôle du programme de réforme mis en place depuis 20 ans par le parti. «Les réformes et l’ouverture du pays ont façonné un environnement idéal pour le football et offert la garantie d’une qualification de la sélection chinoise», assurait le quotidien officiel. «Alors que la Chine est sur le point de conclure les négociations avec l’OMC, la qualification de l’équipe nationale de football n’est pas une coïncidence», affirmait pour sa part l’agence de presse officielle Xinhua. Pour le citoyen chinois également, il est aisé de voir dans cette qualification un symbole de la maturité de la nation. Dimanche soir, les Chinois sont descendus en masse dans la rue pour célébrer la qualification et la réussite de leur sport. Pour autant, certains mettent en doute le rôle du parti d’État. «Bien sûr, tous ces événements montrent que la Chine devient plus forte et mérite plus de respect sur la scène internationale», a affirmé à l’AFP un Chinois descendu dans la rue pour fêter la qualification. «Mais affirmer que c’est le résultat de la politique du Parti communiste relève de l’extrapolation», a-t-il conclu.
La Chine s’est réveillée hier avec sa qualification en poche pour la Coupe du monde 2002 de football, trois mois à peine après avoir obtenu le droit d’organiser les Jeux olympiques 2008, et célèbre l’avènement de son sport parmi le gotha des grandes nations. La victoire contre Oman (1-0) dimanche et la qualification pour le Mondial 2002 qui se déroulera en Asie (Corée du Sud et Japon) du 31 mai au 30 juin prochains met fin à 44 ans d’efforts infructueux pour le pays le plus peuplé du monde. «C’est un rêve qui devient réalité pour le peuple chinois», a affirmé lundi le coordinateur de la Fifa pour la Coupe du monde et secrétaire général de la Confédération asiatique, Peter Velappan. Alors que les Chinois accueilleront les championnats du monde féminins en 2003 et la Coupe d’Asie en 2004, M. Velappan se...