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Actualités - Chronologies

Le Pakistan commence à restreindre les mouvements de certains chefs islamistes

Les autorités pakistanaises ont commencé à restreindre les mouvements de dirigeants-clés de la mouvance islamiste radicale qui avaient organisé des manifestations antiaméricaines ces trois dernières semaines. Hier, la police et des forces paramilitaires ont encerclé la demeure de Maulana Fazlur Rahman, chef du Jamiat-Ulema-e-Islam (JUI), dans la localité de Dera Ismaïl Khan (nord-ouest du Pakistan), alors que le dirigeant politico-religieux s’apprêtait à partir pour Multan (centre) et à prendre la tête d’un nouveau «défilé contre l’Amérique». «Fazlur Rahman a été placé en résidence surveillée pour une période indéfinie», a déclaré un porte-parole du JUI, Hafiz Riaz Durrani. «Nous ne savons pas quelles charges pèsent contre lui, mais nous poursuivrons nos rassemblements contre l’Amérique». La police a déclaré qu’elle avait reçu l’ordre d’empêcher Fazlur Rahman de partir pour Multan. «Nous avons simplement exécuté les ordres», a dit Abid Saïd, inspecteur général adjoint de la police de Dera Ismaïl Khan. Son assignation à résidence vise à «éviter des désordres publics», a-t-il ajouté. Encore samedi, à Peshawar (nord-ouest du Pakistan), Fazlur Rahman avait appelé 5 000 manifestants à «détruire» tout avion militaire américain qui utiliserait le sol pakistanais pour attaquer l’Afghanistan. Fazlur Rahman est depuis plusieurs années un fervent partisan des taliban au pouvoir en Afghanistan, alliés de l’islamiste d’origine séoudienne Oussama Ben Laden, qui est considéré par Washington comme le principal suspect dans les attentats du 11 septembre aux États-Unis. Le Pakistan s’est engagé à apporter son «soutien total» dans la guerre antiterroriste que s’apprêtent à mener les États-Unis dans la région et ailleurs dans le monde. Dimanche, des informations ont également circulé à Peshawar (nord-ouest du Pakistan) sur une assignation à résidence d’un autre chef de la mouvance islamiste radicale pakistanaise, Sami ul Haq, qui dirige une faction du JUI. Son fils, Hamid, a indiqué que la police avait encerclé pendant un moment la maison de Sami ul Haq et un séminaire religieux adjacent à sa demeure, à Akora Khattak (nord-ouest du Pakistan), où ont étudié de nombreux responsables du régime des taliban. Mais il a ajouté que la famille n’avait reçu ni information sur une assignation à résidence ni explication sur les raisons du déploiement policier. Samedi, le directeur d’un observatoire islamique avait déclaré au Caire que les autorités pakistanaises avaient arrêté un autre dirigeant, cheikh Fazlur Rehman Khalil, allié de Ben Laden et chef du Harakat ul-Moujahidine, organisation combattant au Cachemire et placée sur une liste de mouvements terroristes aux États-Unis. Mohammad Naeem, porte-parole du Harakat ul-Moujahidine, a déclaré «ne pas avoir pu parler à Fazlur Rehman Khalil depuis cinq jours». Le porte-parole du gouvernement militaire d’Islamabad, le général Rashid Qureshi, a pour sa part affirmé «ne pas être au courant de cette arrestation».
Les autorités pakistanaises ont commencé à restreindre les mouvements de dirigeants-clés de la mouvance islamiste radicale qui avaient organisé des manifestations antiaméricaines ces trois dernières semaines. Hier, la police et des forces paramilitaires ont encerclé la demeure de Maulana Fazlur Rahman, chef du Jamiat-Ulema-e-Islam (JUI), dans la localité de Dera Ismaïl Khan (nord-ouest du Pakistan), alors que le dirigeant politico-religieux s’apprêtait à partir pour Multan (centre) et à prendre la tête d’un nouveau «défilé contre l’Amérique». «Fazlur Rahman a été placé en résidence surveillée pour une période indéfinie», a déclaré un porte-parole du JUI, Hafiz Riaz Durrani. «Nous ne savons pas quelles charges pèsent contre lui, mais nous poursuivrons nos rassemblements contre l’Amérique». La...