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Actualités - Chronologies

Damas : pas de chèque - en blanc aux USA

La Syrie n’a pas l’intention de donner de chèque en blanc aux États-Unis dans la lutte antiterroriste, redoutant que leur guerre ne se retourne par la suite contre des pays arabes, soulignent les analystes. La Syrie affirme soutenir les efforts internationaux pour lutter contre le terrorisme. Elle a reconnu le droit des États-Unis à riposter aux attentats du 11 septembre qui ont fait près de 5 700 morts ou disparus. Ce «oui» de Damas est cependant assorti de plusieurs «mais» qui traduisent son souci d’en savoir plus sur le programme antiterroriste américain, pour lequel les cibles à long terme n’ont pas encore été clairement identifiées. «Il faut être franc et ouvert, il ne faut pas qu’il y ait de plan caché visant quelque pays que ce soit», avait affirmé mardi dernier le ministre syrien des Affaires étrangères, Farouk el-Chareh. La Syrie veut d’abord une définition internationalement admise du mot terrorisme qui fasse la différence entre ce phénomène et les activités de «résistance à l’occupation» israélienne de territoires arabes. Damas souhaite également qu’une riposte américaine ait pour cadre les Nations unies, et qu’elle repose sur des «preuves irréfutables» sur le rôle du milliardaire Oussama Ben Laden dans les attentats. Les appréhensions syriennes ont été renforcées par les signaux venant d’Israël et des États-Unis. Le Premier ministre israélien Ariel Sharon a téléphoné mercredi au secrétaire d’État américain Colin Powell pour lui demander d’inclure le Hamas et le Jihad islamique palestiniens, ainsi que le Hezbollah libanais dans la liste des cibles à abattre à la suite des attentats du 11 septembre. L’Administration américaine s’est jusqu’à présent refusée à exclure explicitement les pays arabes de la liste des cibles potentielles de la lutte antiterroriste. La Maison-Blanche a été jusqu’à démentir les propos du roi de Jordanie, Abdallah II, qui avait affirmé avoir reçu des promesses américaines sur le fait qu’aucun pays arabe ne serait la cible de frappes. Washington se concentre actuellement sur Ben Laden, mais le président George W. Bush «n’exclut rien en ce qui concerne la deuxième, troisième et quatrième phase de la campagne militaire» contre le terrorisme, avait affirmé lundi le secrétaire d’État américain Colin Powell. Les pays européens s’abstiennent pour leur part de se prononcer clairement sur la revendication syrienne d’une définition du terrorisme. «Bonne chance !», avait répondu le ministre belge des Affaires étrangères Louis Michel, interrogé sur cette question au terme d’une tournée dans plusieurs pays musulmans, dont la Syrie, la semaine dernière. Pour faire prévaloir ses points de vue auprès de Washington, la Syrie mise sur la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Organisation de la conférence islamique, prévue le 10 octobre au Qatar. Le parti Baas au pouvoir a appelé jeudi à «une position arabe et islamique unifiée pour empêcher une action irréfléchie contre les intérêts d’un pays arabe ou musulman, sous prétexte du combat contre le terrorisme».
La Syrie n’a pas l’intention de donner de chèque en blanc aux États-Unis dans la lutte antiterroriste, redoutant que leur guerre ne se retourne par la suite contre des pays arabes, soulignent les analystes. La Syrie affirme soutenir les efforts internationaux pour lutter contre le terrorisme. Elle a reconnu le droit des États-Unis à riposter aux attentats du 11 septembre qui ont fait près de 5 700 morts ou disparus. Ce «oui» de Damas est cependant assorti de plusieurs «mais» qui traduisent son souci d’en savoir plus sur le programme antiterroriste américain, pour lequel les cibles à long terme n’ont pas encore été clairement identifiées. «Il faut être franc et ouvert, il ne faut pas qu’il y ait de plan caché visant quelque pays que ce soit», avait affirmé mardi dernier le ministre syrien des Affaires...