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Actualités - Chronologies

France-Algérie : les Bleus en quête de cohésion

La France affronte aujourd’hui l’Algérie à l’occasion d’un match historique marqué par le sceau d’un passé commun ; mais au-delà de la dimension symbolique, les champions du monde veulent surtout retenir l’aspect sportif et préparer le prochain Mondial. Ce France-Algérie est le premier de l’histoire à ce niveau-là et si Roger Lemerre, le sélectionneur national, garde le souvenir des événements tragiques qui ont émaillé la jeunesse de toute une génération, il ne veut pas que l’événement prenne une dimension politique. «Je ne veux retenir qu’une chose, c’est que le sport est le meilleur moyen de réunir les peuples», a commenté l’entraîneur national. «Cette rencontre intervient dans un contexte particulier, mais elle était programmée depuis longtemps». Sur le chemin qui les mène en Corée du Sud et au Japon, les Français effectuent donc un détour par leur passé avant de s’envoler le mois prochain vers l’Australie pour y disputer un match amical controversé. Contre l’Algérie, la France a d’abord besoin de retrouver un visage plus conquérant. Les Bleus ont encaissé cette saison trois défaites, dont la dernière (2-1) contre une modeste équipe du Chili à Santiago, début septembre. Ce jour-là, les Français ont joué hors sujet, manqué leur sortie et manqué de concentration. Lemerre considère que cette succession de revers n’a rien d’alarmant, même si la France n’a jamais autant perdu depuis l’arrivée d’Aimé Jacquet en janvier 1994. En fait, les Tricolores n’ont plus connu deux défaites d’affilée depuis les matchs contre Israël et contre la Bulgarie en éliminatoires de la Coupe du monde en novembre 1993. Histoire de famille Dans ce contexte, même un match nul contre les Algériens, non qualifiés pour 2002, serait bien malvenu avant le déplacement en Australie où la fatigue et le décalage horaire pourraient grandement peser dans le résultat. Aussi, Lemerre a-t-il senti le besoin de resserrer les rangs, de rappeler à lui les champions du monde et les champions d’Europe. Ainsi Youri Djorkaeff, Christophe Dugarry et Christian Karembeu ont retrouvé leur place en sélection. «Je crois, qu’autant que le match lui-même, le fait d’être ensemble est crucial pour la vie d’une équipe», a estimé Lemerre. «L’ingrédient principal dans une sélection est d’ordre affectif». «Les liens entre les joueurs sont considérables et si ces liens se cassent, vous vous retrouvez en difficulté», a-t-il insisté. «Lorsqu’il manque certains mondialistes, la famille n’est plus la même». Sur le papier, la France est nettement supérieure à l’Algérie, mais la défaite de Santiago a démontré que les Français n’appréciaient guère des adversaires pratiquant un jeu trop technique. «En ce sens, le football maghrébin se rapproche du football sud-américain. Et l’on ne peut jamais s’avancer à faire des pronostics», a insisté Lemerre. «En théorie, 10 Irlandais n’auraient jamais dû battre 11 Néerlandais et pourtant c’est ce qui s’est passé». Pour cette rencontre, dont il attend une preuve de motivation et de concentration de la part de ses troupes, Lemerre pourra conmpter sur un effectif complet, à l’exception de Dugarry, blessé. Zinedine Zidane, objet de toutes les attentions en raison de ses origines kabyles, devrait tenir sa place, malgré une petite douleur à la cuisse. La seule incertitude concerne le duo d’attaquants Thierry Henry-David Trezeguet. Les ex-Monégasques, qui totalisent 26 buts à eux deux, n’ont été titularisés que trois fois ensemble. Lemerre semble préférer la formule d’un 4-2-3-1 qui a fait ses preuves à l’Euro 2000. Équipe probable Fabien Barthez, Lilian Thuram, Frank Lebœuf, Marcel Desailly, Bixente Lizarazu, Patrick Vieira, Emmanuel Petit, Robert Pires, Zinedine Zidane, Sylvain Wiltord, Thierry Henry.
La France affronte aujourd’hui l’Algérie à l’occasion d’un match historique marqué par le sceau d’un passé commun ; mais au-delà de la dimension symbolique, les champions du monde veulent surtout retenir l’aspect sportif et préparer le prochain Mondial. Ce France-Algérie est le premier de l’histoire à ce niveau-là et si Roger Lemerre, le sélectionneur national, garde le souvenir des événements tragiques qui ont émaillé la jeunesse de toute une génération, il ne veut pas que l’événement prenne une dimension politique. «Je ne veux retenir qu’une chose, c’est que le sport est le meilleur moyen de réunir les peuples», a commenté l’entraîneur national. «Cette rencontre intervient dans un contexte particulier, mais elle était programmée depuis longtemps». Sur le chemin qui les mène en Corée du...