L’attaquant Florent Sinama-Pongolle et son équipier du Havre Anthony Le Tallec, les deux figures emblématiques de l’équipe de France de football des moins de 17 ans championne du monde, ont choisi de mûrir à Liverpool où ils sont annoncés en 2003 pour tenter de devenir les Henry et Zidane des années 2010. «Être champion du monde, cela représente pour nous beaucoup d’émotions, mais nous devons garder les pieds sur terre car réussir à l’échelon supérieur, c’est encore différent», a commenté Sinama-Pongolle, auteur d’un but dimanche en finale contre le Nigeria (3-0). Avec neuf buts pendant le tournoi, l’attaquant du Havre (D2 française) s’est proclamé meilleur buteur de tous les temps en phase finale du Mondial des moins de 17 ans, devant l’Allemand Marcel Witeczek, auteur de huit buts en 1985. Marcel Witeczek? La promesse de 1985 n’a jamais été internationale par la suite. Au Borussia Moenchengladbach (D1 allemande) depuis 1997, il a fait une honnête carrière de joueur de D1 (369 matches et 49 buts, chiffres en début de saison) sans jamais vraiment percer au Bayern Munich et au FC Kaiserslautern, deux de ses précédents clubs. En France, Emmanuel Petit est le seul futur champion du monde de la sélection des moins de 17 ans qui s’était inclinée au Mondial-87 en quart de finale contre l’URSS, futur vainqueur. Bref, rien n’est gagné d’avance pour Sinama-Pongolle, Le Tallec et leurs équipiers. «Nous devons continuer de travailler, et on verra ce qui se passe», résume Sinama-Pongolle. Nouveau succès pour la formation Les deux stratèges du Havre sont annoncés à Liverpool en 2003-2004. Le Havre et le club de Gérard Houiller ont signé un accord de partenariat pour faciliter leur transfert et sans doute éviter tout psychodrame. Les deux jeunes gens avaient déjà été fortement sollicités après le championnat d’Europe des moins de 17 ans au printemps. Avant eux, leur équipier Mourad Meghni avait défrayé la chronique au printemps 2000 en passant de Cannes (D3 française) à Bologne (D1 italienne), au grand dam du club azuréen. L’avenir dira si les jeunes pousses de Jean-François Jodar ont raison de quitter au plus vite le cocon de la formation «à la française» pour les prestigieuses maisons de l’étranger, au risque de se brûler les ailes. Dans l’immédiat, le directeur technique national du football français, Aimé Jacquet, préfère attribuer le titre mondial au «rigoureux et minutieux travail entrepris depuis longtemps au niveau de la formation et de la préformation grâce aux techniciens-formateurs qui accomplissent dans l’ombre un travail exceptionnel». «Après les titres européens de 96, 97 et 2000 des moins de 18 ans, cette victoire mondiale des 17 ans illustre aussi l’utilité incontestable, pour les clubs au premier chef, des sélections nationales de jeunes où les joueurs acquièrent très tôt une expérience et une maturité éminemment profitable par la suite», a ajouté le coach des champions du monde-98.
L’attaquant Florent Sinama-Pongolle et son équipier du Havre Anthony Le Tallec, les deux figures emblématiques de l’équipe de France de football des moins de 17 ans championne du monde, ont choisi de mûrir à Liverpool où ils sont annoncés en 2003 pour tenter de devenir les Henry et Zidane des années 2010. «Être champion du monde, cela représente pour nous beaucoup d’émotions, mais nous devons garder les pieds sur terre car réussir à l’échelon supérieur, c’est encore différent», a commenté Sinama-Pongolle, auteur d’un but dimanche en finale contre le Nigeria (3-0). Avec neuf buts pendant le tournoi, l’attaquant du Havre (D2 française) s’est proclamé meilleur buteur de tous les temps en phase finale du Mondial des moins de 17 ans, devant l’Allemand Marcel Witeczek, auteur de huit buts en 1985. Marcel...
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