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Actualités - Chronologies

Une amie qui vous veut du bien

L’amie en question était furieuse et le clamait bien haut et fort: «Je suis restée à la maison pour suivre le film que vous aviez annoncé et nous avons eu droit à un horrible navet que j’ai renoncé à voir au bout de quelques minutes». J’essayais de lui faire comprendre que je n’y étais pour rien et que les changements de programmes étaient contumiers à la télé. Rien n’y fit: j’étais cloué au pilori sans autre forme de procès. Heureusement, le salut me fut accordé lorsqu’elle m’avoua que je n’étais pas le seul à l’avoir induit en erreur. Un magazine en avait fait de même et, seulement voilà, ce n’était pas les autres qu’elle apostrophait: c’était moi, victime bien innocente d’une grille de programmes qui m’avait été communiquée comme à tout un chacun. Ayant finalement réalisé qu’elle n’obtiendrait pas de moi des excuses attendues, elle me demanda «À qui dois-je me plaindre?». Alors là, la réponse se révélait être aussi complexe que la question. Auprès de qui? Lui aurais-je donné le numéro de téléphone de la compagnie incriminée qu’elle aurait eu au bout du fil une pauvre centraliste qui n’aurait pas su à quel saint la vouer. Aurait-elle appelé le directeur des programmes que ce dernier aurait certainement joué les Ponce-Pilate, en se lavant les mains avec plus de dextérité que le Romain. J’aurais pu me venger en lui donnant les numéros de téléphonne du magazine qui avait fait la même erreur ou celui de Ziad el-Hajj. Mais je me suis dit que la solidarité journalistique devait primer tout autre sentiment que le rôle de bouc émissaire me permettait de jouer un nouveau rôle, celui de la victime innocente à l’instar de celles qu’on jetait jadis dans la fosse aux lions et qu’après tout on avait les amis que l’on méritait. Cela dit, je dois avouer que j’aime beaucoup l’amie en question. P.-S.: Une amie qui vous veut du bien, titre français de The Secret Admirer avec C. Thomas Howell et Kelly Preston.
L’amie en question était furieuse et le clamait bien haut et fort: «Je suis restée à la maison pour suivre le film que vous aviez annoncé et nous avons eu droit à un horrible navet que j’ai renoncé à voir au bout de quelques minutes». J’essayais de lui faire comprendre que je n’y étais pour rien et que les changements de programmes étaient contumiers à la télé. Rien n’y fit: j’étais cloué au pilori sans autre forme de procès. Heureusement, le salut me fut accordé lorsqu’elle m’avoua que je n’étais pas le seul à l’avoir induit en erreur. Un magazine en avait fait de même et, seulement voilà, ce n’était pas les autres qu’elle apostrophait: c’était moi, victime bien innocente d’une grille de programmes qui m’avait été communiquée comme à tout un chacun. Ayant finalement réalisé...