Après plus d’un mois d’obstruction, Ariel Sharon a fini par céder aux pressions des États-Unis, qui ont obtenu ce qu’ils voulaient, à savoir une rencontre et un accord entre Yasser Arafat et Shimon Peres, mais le plus dur commence maintenant. L’application de cet accord, qui vise à consolider la trêve décrétée par les deux parties le 18 septembre afin de permettre à terme la reprise des négociations, s’annonce très ardue. Son succès dépendra du maintien par les États-Unis et l’Union européenne (UE) des énormes pressions qu’ils ont exercées ces dernières semaines sur MM. Arafat et Sharon pour les amener à décréter un cessez-le-feu, puis pour la tenue de cette rencontre entre le leader palestinien et le chef de la diplomatie israélienne. Jusqu’à la dernière minute, l’incertitude a plané sur cette entrevue maintes fois reportée, en raison d’une attaque dans la nuit contre une position militaire israélienne dans la bande de Gaza dans laquelle trois soldats ont été blessés. Mais M. Sharon, qui avait posé comme condition à cette rencontre une période de calme absolu de 48 heures, a dû mettre de l’eau dans son vin puisqu’il s’est finalement contenté d’une période de 48 heures sans victime israélienne. Après être longtemps resté à l’écart du conflit du Proche-Orient, le président George W. Bush avait changé son fusil d’épaule à la suite des attentats du 11 septembre à New York et à Washington. Un retour au calme et la reprise du processus de paix israélo-palestinien sont en effet devenus une des conditions sine qua non de l’entrée de pays arabes et musulmans modérés dans la coalition antiterroriste qu’il appelle de ses vœux. On peut donc être certain que Washington ne relâchera pas ses efforts pour éviter un retour à la situation qui prévalait avant le 18 septembre, celle d’une escalade graduelle du conflit, qui ferait très mauvais effet dans les capitales arabes. Le succès de l’accord Arafat-Peres est toutefois loin d’être acquis et les mines des deux hommes avant leur entretien étaient sombres. L’objectif est, en effet, de remettre le processus politique sur les rails en appliquant le rapport Mitchell, du nom d’un ancien sénateur américain. Ce rapport est censé amener graduellement les deux parties à reprendre leurs négociations sur un règlement définitif de leur conflit. Il prévoit d’abord une période d’accalmie que les Israéliens veulent voir durer six semaines, puis une phase consacrée à des mesures de rétablissement de la confiance et enfin la reprise des négociations.
Après plus d’un mois d’obstruction, Ariel Sharon a fini par céder aux pressions des États-Unis, qui ont obtenu ce qu’ils voulaient, à savoir une rencontre et un accord entre Yasser Arafat et Shimon Peres, mais le plus dur commence maintenant. L’application de cet accord, qui vise à consolider la trêve décrétée par les deux parties le 18 septembre afin de permettre à terme la reprise des négociations, s’annonce très ardue. Son succès dépendra du maintien par les États-Unis et l’Union européenne (UE) des énormes pressions qu’ils ont exercées ces dernières semaines sur MM. Arafat et Sharon pour les amener à décréter un cessez-le-feu, puis pour la tenue de cette rencontre entre le leader palestinien et le chef de la diplomatie israélienne. Jusqu’à la dernière minute, l’incertitude a plané sur cette...
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