Après les avions d’épandage, les autorités fédérales américaines surveillent particulièrement les camions pouvant transporter des produits dangereux susceptibles d’être utilisés par des terroristes. Après les attentats dévastateurs du 11 septembre, les États-Unis redoutent une récidive qui pourrait prendre la forme d’une explosion, d’une attaque chimique ou biologique. Les enquêteurs, lancés dans une vaste recherche de produits toxiques pour la population, craignent que ceux-ci puissent être dissimulés dans des camions. «Manifestement, partout, en particulier aux frontières, les douanes et la police sont en état d’alerte élevée. Cela veut dire que les camions sont fouillés», a déclaré hier un responsable de l’Association américaine des routiers, sous couvert d’anonymat. Il s’est refusé à être plus précis concernant des secteurs du pays plus particulièrement visés par ces mesures. «Les produits dangereux sont plus que jamais dans le collimateur» des autorités, a ajouté ce responsable. Sheri Tabachnik, une porte-parole des autorités portuaires de New York et du New Jersey, a précisé que «des barrages avaient été placés au Lincoln Tunnel et sur tous les ponts». «Nous arrêtons des voitures au hasard et vérifions la plupart des camions», a-t-elle dit. Elle a cependant précisé que ce dispositif n’était pas différent de celui en place au lendemain des attaques. Les enquêteurs avaient commencé à faire preuve d’une vigilance accrue concernant les camions, après l’arrestation de Nabil Marabeh, un chauffeur de taxi de Boston, qui pourrait avoir un lien indirect avec Oussama Ben Laden. Ils vérifient notamment pourquoi Marabeh a passé son permis poids lourds le 11 septembre 2000 dans le Michigan et a obtenu le même jour une autorisation spéciale pour transporter légalement des produits toxiques. Peu après les attentats, le département des Transports avait émis un appel à la vigilance à l’intention des compagnies aériennes et des transporteurs routiers et ferroviaires. «Cet ordre est toujours en vigueur», a indiqué un porte-parole de ce département. L’Attorney General John Ashcroft avait évoqué mardi au Sénat l’existence d’un certain nombre d’individus pouvant être liés aux pirates de l’air, qui auraient cherché à se procurer des permis les autorisant à transporter des substances dangereuses. «Notre enquête a permis de découvrir plusieurs personnes, y compris des personnes qui pourraient avoir des liens avec les pirates de l’air, qui ont obtenu ou essayé de se procurer, de façon frauduleuse, des permis les autorisant à transporter des substances dangereuses», a déclaré M. Ashcroft devant la commission judiciaire du Sénat. Selon le Washington Post, vingt personnes, soupçonnées d’avoir obtenu illégalement des permis de conduire leur permettant de transporter des matières dangereuses, sont actuellement en détention. Un agent du FBI, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a refusé de le confirmer. «Le département de la Justice va prendre des mesures à la suite d’informations selon lesquelles des terroristes ont tenté de se procurer des produits dangereux et des permis de conduire», s’est-il contenté de dire. Selon lui, «les autorités locales de New York recommandent que les camions qui rentrent dans la ville soient fouillés». Le Washington Post rapporte en outre que le FBI et le département des Transports ont mis en garde l’industrie des routiers «contre des activités suspectes en relation avec des produits chimiques dangereux, y compris des déchets radioactifs et d’autres substances qui peuvent être utilisées pour créer des armes de destruction massive».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Après les avions d’épandage, les autorités fédérales américaines surveillent particulièrement les camions pouvant transporter des produits dangereux susceptibles d’être utilisés par des terroristes. Après les attentats dévastateurs du 11 septembre, les États-Unis redoutent une récidive qui pourrait prendre la forme d’une explosion, d’une attaque chimique ou biologique. Les enquêteurs, lancés dans une vaste recherche de produits toxiques pour la population, craignent que ceux-ci puissent être dissimulés dans des camions. «Manifestement, partout, en particulier aux frontières, les douanes et la police sont en état d’alerte élevée. Cela veut dire que les camions sont fouillés», a déclaré hier un responsable de l’Association américaine des routiers, sous couvert d’anonymat. Il s’est refusé à être...