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Actualités - Chronologies

Le GIA et le GSPC algériens, deux groupes - en guerre contre un pouvoir « impie »

Le Groupe islamique armé (GIA) et le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), figurant parmi les cibles des États-Unis, sont les deux organisations qui continuent la guérilla en Algérie pour tenter d’édifier une république islamique dans ce pays. Dirigés respectivement par Antar Zouabri, 31 ans, et Hassan Hattab, 32 ans, anciens militants du Front islamique du salut (FIS, dissous), les deux groupes s’opposent à la politique de concorde civile du président Abdelaziz Bouteflika qui leur a proposé de déposer les armes en échange de leur réintégration dans la société. Le GIA et le GSPC ont rejeté cette offre faite en 1999, à l’inverse de l’Armée islamique du salut (AIS) et de deux autres petits groupes, le Front islamique pour le djihad armé (FIDA) et la Ligue islamique pour la dâawa (prédication) et le Djihad (LIDD), dont les combattants ont été amnistiés, en janvier 2000, après avoir renoncé à la lutte armée. Si la politique de «concorde civile» a provoqué des défections de maquisards du GIA et du GSPC qui se sont «repentis», les deux groupes restent toutefois actifs et poursuivent massacres de civils et attentats contre les forces de sécurité. Le GIA et le GSPC prétendent mener le djihad contre un pouvoir qu’ils considèrent comme «impie» et à la solde de l’ancienne puissance coloniale française. Le GIA a même tenté de porter sa «guerre» sur le sol français où il a commis une série d’attentats l’été 1995. En décembre 1994, ce groupe voulait faire exploser au-dessus de Paris un avion d’Air France détourné à l’aéroport d’Alger. Dérouté sur Marseille, pour manque de kérosène, l’appareil avait été pris d’assaut par les gendarmes qui avaient tué les ravisseurs. Le GIA, qui a également mené une chasse impitoyable aux étrangers non musulmans sommés de quitter l’Algérie «terre d’islam», avait exécuté sept moines français en mai 1996 pour contraindre les autorités françaises à cesser d’aider le gouvernement algérien, selon les révélations d’un de ses anciens dirigeants aujourd’hui repenti. Créé en 1992 dans un quartier de la banlieue d’Alger par de jeunes «desperados» qui ont intégré des vétérans de la guerre d’Afghanistan, le GIA avait refusé d’emblée de se placer sous le contrôle du FIS, au motif qu’en temps de guerre il appartenait aux politiques de se mettre sous l’autorité des «militaires». Sur la base d’une «fatwa» faisant de l’Algérie une «terre de guerre» dans laquelle la «neutralité» n’est pas admise, le GIA a versé progressivement dans le radicalisme qui l’a conduit à massacrer les civils. Ce radicalisme a engendré la liquidation de ceux qui n’étaient pas d’accord avec cette ligne de conduite, et la dissidence de Hassan Hattab qui était alors chef de zone du GIA. Sur les conseils d’Oussama Ben Laden, Hassan Hattab a fondé l’été 1998 le GSPC, affirmant ne combattre que les éléments des forces de sécurité et les «agents» du pouvoir. Le but était de revaloriser l’image du «djihad», que les massacres de civils ont gravement ternie à l’étranger et aux yeux de la population. Le GIA et le GSPC compteraient encore, selon les sources officielles, un millier de combattants, toutefois le directeur général de la sûreté nationale Ali Tounsi a indiqué récemment que des repentis avaient regagné les maquis, sans en préciser le nombre.
Le Groupe islamique armé (GIA) et le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), figurant parmi les cibles des États-Unis, sont les deux organisations qui continuent la guérilla en Algérie pour tenter d’édifier une république islamique dans ce pays. Dirigés respectivement par Antar Zouabri, 31 ans, et Hassan Hattab, 32 ans, anciens militants du Front islamique du salut (FIS, dissous), les deux groupes s’opposent à la politique de concorde civile du président Abdelaziz Bouteflika qui leur a proposé de déposer les armes en échange de leur réintégration dans la société. Le GIA et le GSPC ont rejeté cette offre faite en 1999, à l’inverse de l’Armée islamique du salut (AIS) et de deux autres petits groupes, le Front islamique pour le djihad armé (FIDA) et la Ligue islamique pour la dâawa...