–Le «rabab», ancêtre du «kamanja» (violon oriental), est l’instrument à corde – unique – le plus ancien au monde. Il était très utilisé par les bédouins. Il se présente comme une boîte rectangulaire, aux doubles faces tendues de peaux de chèvre. L’archet est en forme d’arc, avec corde en crin de cheval. – Le «bouzok» (luth, mandoline) est originaire d’Asie centrale. Proche parent de la «tamboura», il a été adopté par les peuples du Levant à l’époque de l’Empire ottoman. Sa caisse en bois d’abricotier est prolongée par un long manche. Il comporte deux ou trois doubles cordes que l’on pince à l’aide d’un plectre. – La «darbouka» ou «tablé» (tambourin arabe) : elle a la forme d’une amphore en terre cuite, recouverte d’une peau de mouton, ou de poisson (qui résiste mieux à l’humidité). Les temps forts sont frappés, à la main, au centre, et les temps faibles à la périphérie. Il est intéressant de signaler que la darbouka moderne est en aluminium et plastique dur, transparent. – Le ney (flûte oblique) : il est commun aux Persans, aux Turcs et aux Arabes. Le souffle du joueur vient se briser sur l’extrémité du roseau et produit un son blessé. «Ney vient de “nabo” en persan ancien, ce qui veut dire littéralement “la tristesse”», explique Nasser Makhoul. «C’est un instrument, difficile, qui était utilisé dans les cérémonies mystiques, en qualité de support de la prière et de la méditation». «C’est le plus ancien instrument de musique connu dans l’histoire», affirme le musicien. «La Bible raconte que les rois David et Salomon en passant près des rives des fleuves entendaient des bruits très mélodieux. Cela était dû au jeu du vent dans les roseaux. Ce roseau percé de sept trous a donc vu le jour dans notre région du monde. Quant à la flûte contemporaine, elle est divisée par huit nœuds, en neuf espaces, et comporte toujours sept trous ou notes. Au Liban, on trouve le meilleur roseau pour la fabrication du ney sur les rives du fleuve Abou-Ali, au Nord». – Le oud (luth classique arabe, à six doubles cordes en nylon) : «C’est l’ancêtre de tous les luths. Il est constitué d’une caisse piriforme fermée par une table d’harmonie pourvue d’ouvertures et d’incrustations. Le manche, court et anguleux, est dépourvu de frettes. Les cordes, dans l’ancien temps étaient évidemment en boyaux. C’est l’instrument support par excellence du chant». – Le quanun (cithare classique arabe) : il a la forme d’un trapèze rectangle et supporte 24 cordes triples, ajustables au mode joué par l’intermédiaire de sillets. On pince les cordes à l’aide de deux plectres fixés aux deux index. – Le «req» ou «daff» (tambour de Basque) : «C’était un instrument joué par les femmes à la cour de Haroun al-Rachid», indique Nasser Makhoul. Le «req» libanais est pourvu de cymbales en laiton. Comme pour la darbouka, on tape les temps forts au centre et les temps faibles à la périphérie. – Enfin le «tabl», instrument à percussion, que le musicien suspend à son cou, – contrairement à la darbouka qu’on pose sur les genoux – formé d’une peau de vache tendue sur une caisse cylindrique «creusée initialement dans un tronc d’arbre». Et que le joueur fait résonner à l’aide de deux baguettes (l’une en bois, le «dom» qui donne un son grave, et l’autre plus mince le «teq» en bois d’osier et au son aigu). «Le “tabl” était surtout utilisé, à l’instar des cloches des églises, dans les villages, pour réunir les gens sur la place et leur annoncer une nouvelle, un événement. C’est le plus ancien instrument de musique fabriqué à partir d’un tronc d’arbre creux».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats –Le «rabab», ancêtre du «kamanja» (violon oriental), est l’instrument à corde – unique – le plus ancien au monde. Il était très utilisé par les bédouins. Il se présente comme une boîte rectangulaire, aux doubles faces tendues de peaux de chèvre. L’archet est en forme d’arc, avec corde en crin de cheval. – Le «bouzok» (luth, mandoline) est originaire d’Asie centrale. Proche parent de la «tamboura», il a été adopté par les peuples du Levant à l’époque de l’Empire ottoman. Sa caisse en bois d’abricotier est prolongée par un long manche. Il comporte deux ou trois doubles cordes que l’on pince à l’aide d’un plectre. – La «darbouka» ou «tablé» (tambourin arabe) : elle a la forme d’une amphore en terre cuite, recouverte d’une peau de mouton, ou de poisson (qui résiste mieux à...