Isaac Stern, un des derniers «grands» du violon de la deuxième moitié du XXe siècle, est resté jusqu’à la fin de sa vie lucide sur ses limites de technicien, bien qu’admiré dans le monde entier. «J’ai toujours su que je ne pouvais pas jouer du violon aussi bien que Heifetz, Oistrakh, Milstein ou de nos jours Perlman ou Zukerman. Ou Anne Sophie Mutter, Gidon Kremer ou Midori», écrivait-il à la fin des années 1990 dans son autobiographie, parue en français, sous le titre Mes 79 premières années. «J’ai toujours été gêné de ne pas avoir la formation de base et la discipline physique indispensables à un violoniste», confessait-il. Mais Isaac Stern ajoutait, donnant ainsi la clef de sa popularité : «Cela m’a peut-être permis de trouver cette pénétration musicale qui fait ma force et constitue mon plaisir». Maîtrise, vitesse de l’archet et vibrato, grâce à un bras droit, fort et souple, étaient les points forts du violoniste américain qui souffrit d’arthrite à la fin de sa vie, puis d’une maladie des muscles et des nerfs de la main droite, le syndrome du canal carpien. Ce handicap douloureux l’empêchait de maîtriser le bras de l’archet : «À l’origine de moments malheureux et terrifiants», avouait-il. La qualité de ses dernières prestations se ressentit de cette maladie. Mais il laisse une discographie riche en témoignages de son art à ses débuts et à l’époque de sa pleine maturité comme concertiste et comme chambriste de 1961 au début des années 1980 avec le pianiste Eugène Istomin et le violoncelliste Leonard Rose. Éduqué aux États-Unis, Isaac Stern rappelait qu’il devait sa formation aux apports d’influences de divers pays d’Europe. Il prétendait que «le son américain est un hybride varié et coloré issu des meilleures graines d’Europe».
Isaac Stern, un des derniers «grands» du violon de la deuxième moitié du XXe siècle, est resté jusqu’à la fin de sa vie lucide sur ses limites de technicien, bien qu’admiré dans le monde entier. «J’ai toujours su que je ne pouvais pas jouer du violon aussi bien que Heifetz, Oistrakh, Milstein ou de nos jours Perlman ou Zukerman. Ou Anne Sophie Mutter, Gidon Kremer ou Midori», écrivait-il à la fin des années 1990 dans son autobiographie, parue en français, sous le titre Mes 79 premières années. «J’ai toujours été gêné de ne pas avoir la formation de base et la discipline physique indispensables à un violoniste», confessait-il. Mais Isaac Stern ajoutait, donnant ainsi la clef de sa popularité : «Cela m’a peut-être permis de trouver cette pénétration musicale qui fait ma force et constitue mon...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.