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Actualités - Chronologies

CINÉMA - Johnny Depp - fait parler la poudre

Avec «Blow», Jonathan Demme raconte l’irrésistible ascension et la chute d’un enfant des sixties (Johnny Depp) qui embrasse le rêve américain en devenant un des rois de l’importation de la cocaïne aux États-Unis dans les années 70. Dû au frère cadet de Jonathan Demme (Philadelphia, Le silence des agneaux...), Blow (terme d’argot qui désigne la «poudre») raconte comment George (Johnny Depp), brave garçon, pas spécialement futé mais bon fils d’un modeste entrepreneur de la Nouvelle-Angleterre (Ray Liotta), surfant sur la vague des nouvelles libertés conquises par les enfants des «sixties», découvre les vertus de l’«herbe», puis son commerce, la fortune et la gloire (dans le grand banditisme, s’entend). Adepte de la libre entreprise, en commerçant avisé il étend son champ d’activités à la cocaïne, devient dans les années 70 le correspondant américain du célèbre Pablo Escobar, bâtit une fortune colossale, qu’il perdra. Tout comme sa ravissante épouse (Penelope Cruz) et sa fille adorée. Car aujourd’hui, George Jung (le personnage a existé et son autobiographie a inspiré ce film) purge une longue peine de prison pour avoir trop cru à cette version peu légale du rêve américain. Blow est un film d’action solide, à défaut d’être particulièrement original, qui prolonge la veine de ces œuvres sur la mafia et le grand banditisme que sont Les affranchis, Casino (Martin Scorsese) ou Scarface de Brian de Palma. Comme ses modèles, Blow en profite pour faire la peinture d’une époque, les années 60-70, court moment de liberté et d’affranchissement du carcan des conventions avant le retour à la norme. D’abord utilisée comme un moyen d’ouvrir le champ de conscience, de repousser les frontières du réel (années 60), la drogue devient ensuite un pur produit de divertissement (années 70), avant d’être utilisée par les «gagneurs» comme un auxiliaire de performance (années 80). «Après la perte de l’innocence symbolisée par l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy dans les années 60, les années 70 ont marqué la transition vers le retour au réel des années 80 : c’est durant cette décennie qu’on a commencé à voir les premiers hippies rouler en BMW et s’enrichir», commentait Johnny Depp en présentant le film il y a quelques jours au Festival du cinéma américain de Deauville (Calvados, France).
Avec «Blow», Jonathan Demme raconte l’irrésistible ascension et la chute d’un enfant des sixties (Johnny Depp) qui embrasse le rêve américain en devenant un des rois de l’importation de la cocaïne aux États-Unis dans les années 70. Dû au frère cadet de Jonathan Demme (Philadelphia, Le silence des agneaux...), Blow (terme d’argot qui désigne la «poudre») raconte comment George (Johnny Depp), brave garçon, pas spécialement futé mais bon fils d’un modeste entrepreneur de la Nouvelle-Angleterre (Ray Liotta), surfant sur la vague des nouvelles libertés conquises par les enfants des «sixties», découvre les vertus de l’«herbe», puis son commerce, la fortune et la gloire (dans le grand banditisme, s’entend). Adepte de la libre entreprise, en commerçant avisé il étend son champ d’activités à la cocaïne,...