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Actualités - Chronologies

Washington applaudit à l’amorce d’une détente

Les États-Unis ont applaudi mardi l’amorce de détente entre Israéliens et Palestiniens, obtenue sous forte pression de Washington, espérant discrètement que cela encouragerait les pays arabo-musulmans à coopérer activement avec eux dans la lutte antiterroriste. Le président George W. Bush s’est félicité de la décision des dirigeants palestiniens et israéliens d’obtenir un arrêt durable des violences, selon le porte-parole de la Maison-Blanche Ari Fleischer. «Le président renouvelle son appel aux parties à saisir ce moment et à faire tout leur possible à la suite de l’attaque lancée contre les États-Unis pour faire progresser le processus de paix au Proche-Orient», a dit M. Fleischer. De son côté, le secrétaire d’État Colin Powell a qualifié le cessez-le-feu proclamé par le président palestinien Yasser Arafat et la suspension des offensives militaires israéliennes de «développements encourageants» porteurs de «promesses». M. Powell a indiqué qu’il avait appelé dans la journée M. Arafat ainsi que le Premier ministre israélien Ariel Sharon et son ministre des Affaires étrangères Shimon Peres pour les féliciter. Cette avancée constitue un soulagement pour M. Powell, qui a multiplié ces derniers jours les contacts avec les trois hommes, le président Bush appelant de son côté personnellement M. Sharon vendredi. Le secrétaire d’État a toutefois indiqué qu’il voulait aller plus loin, en renouvelant son appel à des rencontres de haut niveau entre dirigeants palestiniens et israéliens, un message à peine voilé à M. Sharon pour qu’il lève son veto à une rencontre Peres-Arafat. Les États-Unis n’ont également pas ménagé leurs éloges à M. Arafat, jusqu’à présent tenu en lisière par la nouvelle Administration, qui ne l’a pas reçu une seule fois à la Maison-Blanche. M. Arafat «a franchi exactement le type de pas que nous lui demandions de faire», a déclaré le porte-parole du département d’État Richard Boucher, qui s’est également «félicité des déclarations israéliennes». Les critiques arabes entendues M. Boucher s’est gardé de faire un lien trop direct entre les pressions américaines pour un apaisement israélo-palestinien et la nécessité de donner des gages aux pays arabes pour les inviter à rejoindre la vaste campagne antiterroriste destinée à traquer les auteurs des attentats de New York et Washington du 11 septembre. La paix au Proche-Orient reste «un objectif en soi» pour la diplomatie américaine, a souligné le porte-parole américain, soulignant qu’aucun pays n’avait conditionné explicitement sa participation à une coalition antiterroriste au dossier israélo-palestinien. Mais il a dans le même temps laissé comprendre que les deux sujets n’étaient pas forcément distincts, et que certaines critiques du monde arabe avaient été entendues. «Beaucoup de ceux avec qui nous œuvrons étroitement pour combattre le terrorisme et dont nous nous attendons à ce qu’ils travaillent avec nous sont intéressés par la situation qui prévaut entre Israël et les Palestiniens», a reconnu M. Boucher. «En travaillant sur les deux sujets, nous améliorons les relations et établissons de nouvelles bases de coopération», a-t-il souligné. De nombreux pays arabes ou musulmans ont souligné ces derniers jours que l’attitude en retrait de la nouvelle Administration au Proche-Orient faisait le jeu d’Israël et nourrissait le ressentiment antiaméricain. Washington est également engagé dans d’intenses consultations diplomatiques avec les pays islamiques afin que sa future riposte aux auteurs des attentats n’apparaisse pas comme une opération occidentale contre le monde musulman. Les États-Unis ont désigné comme premier suspect le terroriste d’origine séoudienne Oussama Ben Laden, qui vit en Afghanistan sous protection de la milice fondamentaliste sunnite des taliban.
Les États-Unis ont applaudi mardi l’amorce de détente entre Israéliens et Palestiniens, obtenue sous forte pression de Washington, espérant discrètement que cela encouragerait les pays arabo-musulmans à coopérer activement avec eux dans la lutte antiterroriste. Le président George W. Bush s’est félicité de la décision des dirigeants palestiniens et israéliens d’obtenir un arrêt durable des violences, selon le porte-parole de la Maison-Blanche Ari Fleischer. «Le président renouvelle son appel aux parties à saisir ce moment et à faire tout leur possible à la suite de l’attaque lancée contre les États-Unis pour faire progresser le processus de paix au Proche-Orient», a dit M. Fleischer. De son côté, le secrétaire d’État Colin Powell a qualifié le cessez-le-feu proclamé par le président...