Les taliban, qui contrôlent environ 95 % du territoire national afghan, paraissaient dimanche de plus en plus isolés et coupés du reste du monde. Alors qu’ils risquent d’être la première cible de la guerre antiterroriste en préparation aux États-Unis, ils ont demandé samedi aux derniers étrangers encore présents sur leur sol de quitter le territoire afghan. L’Onu et les organisations humanitaires avaient déjà évacué leurs personnels dans la semaine. Par ailleurs, les rares pays qui entretenaient des relations avec l’Afghanistan ont pris leurs distances. L’annonce dimanche que les Émirats arabes unis sont en train de «reconsidérer» leurs relations avec l’Afghanistan intervient trois ans après la réduction en 1998 au niveau des chargés d’affaires des relations diplomatiques qu’entretenait l’Arabie séoudite avec ce pays. Des trois pays qui avaient reconnu le régime fondamentaliste de Kaboul, seul le Pakistan maintient donc actuellement des relations normales. Mais il a annoncé samedi son soutien total à Washington. Soucieux d’éviter une «catastrophe majeure», le Pakistan enverra aujourd’hui une délégation de haut niveau pour tenter de «faire entendre raison» aux hôtes du chef de guerre d’origine séoudienne, Oussama Ben Laden, principal suspect dans les attentats du 11 septembre aux États-Unis. Le Pakistan, qui a renforcé les contrôles à sa frontière avec l’Afghanistan, a été prié par Washington de les fermer hermétiquement. Les monarchies du Golfe se sont, pour leur part, engagées à contribuer à l’isolement des taliban et ont assuré Washington de leur soutien. Dimanche, l’Iran, qui se préparait à l’arrivée massive de réfugiés afghans, a fermé ses frontières avec l’Afghanistan. Le ministre russe de la Défense, Sergueï Ivanov, a pour sa part annoncé le même jour la mise en état d’alerte d’une division russe basée au Tadjikistan, frontalier de l’Afghanistan. La veille, le ministre russe des Affaires étrangères, Igor Ivanov, avait donné implicitement le soutien de la Russie à une éventuelle intervention des États-Unis en Afghanistan sur le territoire contrôlé par les taliban. Le régime des taliban a riposté à cette hostilité affichée en menaçant samedi de représailles les pays voisins qui assisteraient les États-Unis dans des attaques menées contre l’Afghanistan.
Les taliban, qui contrôlent environ 95 % du territoire national afghan, paraissaient dimanche de plus en plus isolés et coupés du reste du monde. Alors qu’ils risquent d’être la première cible de la guerre antiterroriste en préparation aux États-Unis, ils ont demandé samedi aux derniers étrangers encore présents sur leur sol de quitter le territoire afghan. L’Onu et les organisations humanitaires avaient déjà évacué leurs personnels dans la semaine. Par ailleurs, les rares pays qui entretenaient des relations avec l’Afghanistan ont pris leurs distances. L’annonce dimanche que les Émirats arabes unis sont en train de «reconsidérer» leurs relations avec l’Afghanistan intervient trois ans après la réduction en 1998 au niveau des chargés d’affaires des relations diplomatiques qu’entretenait l’Arabie...
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