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Actualités - Chronologies

Londres se recueille et se prépare à accompagner une riposte US

La reine d’Angleterre se recueille en la cathédrale Saint Paul, Tony Blair consulte le Parlement : Londres a marqué hier sa solidarité avec Washington et s’est préparé à accompagner toute éventuelle riposte américaine aux attentats du 11 septembre. La journée a démarré avec un débat au Parlement, convoqué en urgence par le Premier ministre Tony Blair, au soir des attentats. Le Premier ministre a souligné la nécessité de prendre des mesures «déterminées» mais «réfléchies et prudentes» contre les terroristes responsables de la vague d’attentats. Ces responsables, a-t-il prévenu, devront être identifiés sur la base de «fortes preuves», lançant un avertissement sans détour à «ceux qui abritent ou qui aident (les terroristes). Ils ont le choix, soit ils cessent de protéger nos ennemis, soit ils seront traités eux-mêmes comme nos ennemis». Le débat, qui a une fois de plus souligné l’étroitesse des liens entre les États-Unis et le Royaume-Uni, a été suspendu à 11h00 heure locale (10h00 GMT) pour observer trois minutes de silence en hommage aux victimes. Au premier coup sonné par Big Ben, députés et Lords se sont levés, tête baissée. L’heure n’était plus aux discussions politiques, mais à l’expression du chagrin et du respect. Dans les rues de Londres, les piétons se sont figés, alors que les véhicules ralentissaient avant de s’arrêter. Devant Buckingham Palace, une petite foule, dont plusieurs touristes américains en larmes, a attendu en silence. À quelques centaines de mètres de là, l’eau des fontaines de Trafalgar Square a cessé de jaillir. Dans les gares, les trains, les stations de métro et les aéroports, dans les écoles et les centres commerciaux, des annonces ont été diffusées, marquant le début des trois minutes de silence. Dans les banques de la City, le quartier des affaires londonien, le brouhaha symptomatique des salles de marché s’est arrêté. Beaucoup de sociétés de la City ont perdu des employés qui travaillaient dans le World Trade Center. Quelque 2 600 personnes ont ensuite assisté à un office religieux en la cathédrale Saint Paul, située à l’entrée de la City, dont le dôme arrondi est l’un des symboles de la capitale britannique. «Nous vous demandons de vous recueillir pour ceux qui ont perdu leur vie dans les tragiques événements aux États-Unis», lançait une voix diffusée par les haut-parleurs de la cathédrale datant du XVIIe siècle aux milliers de personnes qui n’avaient pu pénétrer dans l’église et se pressaient sur les marches inondées de soleil. En tailleur de deuil, chapeautée de noir, la reine Élisabeth II, qui avait écourté pour la circonstance ses vacances dans son château de Balmoral, assistait à la célébration, accompagnée par son époux le duc d’Édimbourg et son fils aîné le prince Charles, héritier du trône. Le Premier ministre Tony Blair et son épouse Cherie, les leaders des différents partis, les anciens Premiers ministres conservateurs John Major et Margaret Thatcher, de même que l’ambassadeur des États-Unis en Grande-Bretagne, William Farish, étaient également présents. L’office religieux, auquel assistaient aussi tous les représentants des différentes confessions, y compris musulmane, a débuté avec l’hymne américain, repris en chœur par toute l’assemblée. Il s’est conclu par l’hymne britannique. Dans le reste du royaume, les hommages se sont multipliés. Un drapeau américain en berne avait été hissé sur le château d’Édimbourg, qui domine la capitale écossaise. À Belfast, plusieurs dizaines de milliers de personnes s’étaient rassemblées face à l’hôtel de ville. «Nous avons souffert pendant 33 ans», a expliqué une femme, qui assistait à la cérémonie, en référence aux multiples attentats qui ont frappé l’Irlande du Nord. «Il faudra beaucoup de temps aux habitants de New York pour surmonter ça».
La reine d’Angleterre se recueille en la cathédrale Saint Paul, Tony Blair consulte le Parlement : Londres a marqué hier sa solidarité avec Washington et s’est préparé à accompagner toute éventuelle riposte américaine aux attentats du 11 septembre. La journée a démarré avec un débat au Parlement, convoqué en urgence par le Premier ministre Tony Blair, au soir des attentats. Le Premier ministre a souligné la nécessité de prendre des mesures «déterminées» mais «réfléchies et prudentes» contre les terroristes responsables de la vague d’attentats. Ces responsables, a-t-il prévenu, devront être identifiés sur la base de «fortes preuves», lançant un avertissement sans détour à «ceux qui abritent ou qui aident (les terroristes). Ils ont le choix, soit ils cessent de protéger nos ennemis, soit ils seront...