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Actualités - Chronologies

Oussama Ben Laden, une cible difficile à saisir

L’insaisissable Oussama Ben Laden, recherché depuis des années par les services secrets occidentaux, risque une nouvelle fois d’être difficile à capturer alors que se précisent les menaces de représailles américaines contre son pays hôte, l’Afghanistan des taliban. Toujours mobile, «il se déplace comme un oiseau», avait précisé il y a quelques jours l’agence AIP proche des fondamentalistes au pouvoir à Kaboul. Il aurait quitté l’Afghanistan dès mardi, quelques minutes après l’annonce des attentats aux États-Unis, selon certaines informations. Nul, à part quelques rares proches, ne sait où il se trouve. Même les officiels taliban, qui le protègent comme un «hôte», n’ont pas connaissance de ses déplacements, affirment certains de ses proches basés au Pakistan voisin. Il est cependant réputé passer l’essentiel de son temps à Kandahar, ville du sud de l’Afghanistan, où réside également le chef suprême des taliban, son ami le mollah Mohammed Omar. Oasis dans le désert, Kandahar a toujours été un important carrefour commercial vers le sous-continent indien, le Moyen-Orient et l’Asie centrale. Il a des contacts réguliers avec le mollah Omar, personnage tout aussi discret que lui. Ils s’entretiennent longuement de la montée de l’islam et de la situation militaire en Afghanistan, rapportent leurs proches. «Personne ne sait où il se cache. Il ne dit rien à personne. Mais on l’a vu dans les rues de Kaboul ou de Kandahar. Il a plusieurs maisons. Généralement petites. Mais il aime à avoir de l’espace autour de sa résidence», dit un Pakistanais qui l’a rencontré à plusieurs reprises. Le mollah Omar et Ben Laden ont tous les deux des maisons de deux étages en béton à Kandahar, sur la seule artère goudronnée de la ville, longue d’environ deux kilomètres. Nichée dans une chaîne montagneuse proche du Pakistan, cette ville du sud de l’Afghanistan est à bonne distance des combats qui ont marqué la région de Kaboul pendant plus de dix ans. Le mouvement taliban, principalement composé des étudiants issus des écoles coraniques, les madrassas, avait pris Kaboul en 1996 lorsque Ben Laden et sa famille étaient basés plus à l’est de la capitale, à Jalalabad. « Il est très hospitalier » C’est de là qu’il agissait contre les troupes soviétiques d’occupation (1979 à 1989). Il se rendait encore parfois dans cette région lors de ses nombreux déplacements pour visiter ses bases secrètes d’Afghanistan avec ses conseillers et ses gardes du corps. Quand les taliban sont devenus la principale force d’Afghanistan (ils en contrôlent désormais environ 95 %), il a été invité à Kandahar, le fief spirituel des miliciens, où il a offert des fonds et des combattants arabes, pour aider les taliban dans la guerre civile. Après être devenu le principal ennemi des États-Unis (il a été accusé d’être l’auteur des attentats contre les ambassades américaines de Nairobi et Dar es Salaam en 1998), ses bases de Khost (est de l’Afghanistan) avaient été la cible de missiles de croisière américains et les taliban avaient renforcé leur soutien. Selon les taliban, il lui aurait été interdit d’utiliser téléphones ou fax, et interdit également d’utiliser le territoire afghan pour mener des opérations à l’étranger. «Après les attaques de mardi à Washington et à New York, il a quitté Kandahar et ne se trouve plus en Afghanistan», affirme un de ses proches au Pakistan qui a requis l’anonymat. «Il se déplace et ne dit rien aux taliban, car il n’aime pas les restrictions qu’on lui impose». Parmi ses nombreuses bases en Afghanistan figureraient Sherbaghan (Ouest) Ghazni (centre) et la ferme d’Hadda, à la périphérie de Jalalabad (Est). Plus récemment, Ben Laden aurait été vu dans les bureaux du mollah Omar, à Kandahar et dans les provinces du nord de Kaboul, où des combats avaient eu lieu ces dernières semaines. Un nombre croissant de «mercenaires arabes» ont également été repérés dans la capitale ces derniers mois, nouvelles recrues de la «guerre sainte» qu’entend mener Ben Laden. «Il avait des gardes pakistanais avec lui, mais il les a renvoyés le mois dernier, des Égyptiens et des Bangladeshis les ont remplacés», a dit une source pakistanaise. «Il est généralement très hospitalier. Il aime sa nourriture. Il aime aussi à aider ses invités à se laver les mains avant le repas plutôt que de le laisser faire à ses domestiques», ajoute la même source.
L’insaisissable Oussama Ben Laden, recherché depuis des années par les services secrets occidentaux, risque une nouvelle fois d’être difficile à capturer alors que se précisent les menaces de représailles américaines contre son pays hôte, l’Afghanistan des taliban. Toujours mobile, «il se déplace comme un oiseau», avait précisé il y a quelques jours l’agence AIP proche des fondamentalistes au pouvoir à Kaboul. Il aurait quitté l’Afghanistan dès mardi, quelques minutes après l’annonce des attentats aux États-Unis, selon certaines informations. Nul, à part quelques rares proches, ne sait où il se trouve. Même les officiels taliban, qui le protègent comme un «hôte», n’ont pas connaissance de ses déplacements, affirment certains de ses proches basés au Pakistan voisin. Il est cependant réputé passer...