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Actualités - Chronologies

La Fed prête à fournir - les liquidités nécessaires aux banques

La Réserve fédérale américaine (Fed) s’est dite prête mardi à fournir les liquidités nécessaires aux banques, après les multiples attentats aux États-Unis, selon un bref communiqué publié sur son site Internet. «La Réserve fédérale est ouverte et fonctionne. Des prêts aux taux d’escompte sont disponibles pour satisfaire les besoins de liquidités», indique la Banque centrale dans son communiqué. Le taux d’escompte, qui se situe actuellement à 3 %, est le taux consenti par les banques de Réserve fédérale régionales aux établissements bancaires ou de crédit pour leurs besoins de refinancements à court terme. Le spectre de la récession a refait son apparition hier, les investisseurs, sous le choc des attentats dévastateurs qui ont frappé les États-Unis, tentant d’en évaluer les répercussions sur une économie qui n’était déjà pas au mieux de sa forme. «Je pense qu’on peut prédire sans trop s’avancer que la récession en sera la conséquence, avec un marché aussi fragile», commente Stanley Nabi (Crédit Suisse Asset Management). Les marchés financiers américains ont été fermés hier et le NYSE déclarait n’avoir pris encore aucune décision quant à leur réouverture. «Ce sera terrible demain», ajoute Nabi, prédisant une journée épouvantable à Wall Street si les marchés rouvrent mercredi. «Et ce pour deux raisons, poursuit-il. La première est psychologique : évidemment, c’est un sacré coup. La deuxième est fondamentale : le ralentissement va dégénérer en une forme de récession». Le débat était jusqu’à présent de savoir si les États-Unis connaîtraient la récession, définie par deux trimestres consécutifs de croissance négative. Pour Nabi, qui attendait que les transports soient rétablis pour rentrer chez lui, la récession est plus que probable. «Je pense que c’est un coup dur porté à la confiance du consommateur qui va se dire que ce n’est pas le moment de dépenser», dit Nabi. Le département du Commerce avait publié récemment une hausse de 0,2 % du produit intérieur brut (PIB) au deuxième trimestre, alors qu’en première estimation, cette croissance était annoncée à 0,7 %. Une dernière révision doit encore être publiée. «C’est une catastrophe avec un “c” en minuscule pour les marchés financiers», dit Nabi. «Personnellement, si cela devient un “C” majuscule, je me porterai acheteur». La croissance échevelée des années 90 a donné des signes d’essoufflement au début des années 2000, accompagnée de l’éclatement de la bulle spéculative des valeurs «dot.com». Liquidations après liquidations, le Nasdaq Composite et le Standard & Poor’s se sont retrouvés dans un marché devenu baissier. Wall Street comptait sur un redressement des résultats au premier trimestre de l’an prochain, mais les attentats remettent cette prévision en cause. «Il y a une chose qu’il faut se demander : est-ce que cela déclenchera une guerre, une guerre totale ?», poursuit Nabi. «Je doute que les puissances occidentales disent : “Très bien, c’est l’œuvre de fanatiques”. Elles seront forcées de parvenir à la conclusion que c’est quelque chose qui a été fort bien organisé, endossé et perpétré avec la bénédiction de qui vous voudrez».
La Réserve fédérale américaine (Fed) s’est dite prête mardi à fournir les liquidités nécessaires aux banques, après les multiples attentats aux États-Unis, selon un bref communiqué publié sur son site Internet. «La Réserve fédérale est ouverte et fonctionne. Des prêts aux taux d’escompte sont disponibles pour satisfaire les besoins de liquidités», indique la Banque centrale dans son communiqué. Le taux d’escompte, qui se situe actuellement à 3 %, est le taux consenti par les banques de Réserve fédérale régionales aux établissements bancaires ou de crédit pour leurs besoins de refinancements à court terme. Le spectre de la récession a refait son apparition hier, les investisseurs, sous le choc des attentats dévastateurs qui ont frappé les États-Unis, tentant d’en évaluer les répercussions sur une...