L’âge, hélas, ne se «prend» pas seul. Au fur et à mesure qu’on «prend» des années, on acquiert une vulnérabilité envers certains maux dont la survenue, sans être fatale, est plus fréquente à cette période de la vie. L’ostéoporose fait partie de cette kyrielle de maux dits «de l’âge». Les femmes, durant leur période génitale active, sont protégées contre cette fragilisation osseuse. Mais après la ménopause, on estime qu’une femme sur cinq en est victime. Redoutable à cause de la déminéralisation osseuse qu’elle entraîne, elle est prise en charge efficacement de nos jours, grâce à une prévention bien plus vigilante que dans le passé et des médicaments qui permettent de minimiser risques et dégâts... Dans la prévention de l’ostéoporose, le soleil joue un rôle important. Son rayonnement permet de faire provision de vitamine D, élément capital dans la fixation optimale du calcium sur les os. La masse osseuse du corps humain atteint sa valeur maximale vers 20 ans, pour commencer, vers la cinquantaine, une lente diminution. Chez les femmes, ce processus est sensiblement plus marqué que chez les hommes. Bien plus prononcé et rapide chez certaines d’entre elles, il peut entraîner des infirmités parfois très handicapantes. Le point le plus préoccupant, c’est que cette déminéralisation s’opère sans symptômes susceptibles d’avertir le sujet. Or les os devenus poreux et de plus en plus fragiles se fracturent facilement, parfois même spontanément ou à la suite de heurts quasi insignifiants : une secousse, le port d’un poids, un faux pas... Les fractures du col du fémur et le tassement des vertèbres sont les plus fréquentes conséquences de l’ostéoporose. Généralement, c’est à l’occasion d’une radiographie de routine que la déminéralisation osseuse est diagnostiquée, d’où le fait que cet examen constitue le principal outil du dépistage. L’examen clinique et l’interrogatoire le complètent. En cas de doute, un examen radiologique complémentaire apporte des précisions supplémentaires (l’absorptiomérie). Une densité osseuse inférieure à 2,5 graduations de celle d’un adulte jeune indique une fragilité osseuse sans toutefois permettre de prévoir une fracture. Dans certains pays, cet examen n’est pas considéré indispensable au dépistage et un traitement préventif est automatiquement mis en route même en cas de doute, sans procéder à d’autres explorations. Inégalité des races et causes génétiques Le facteur génétique semble jouer un rôle important dans la survenue de cette maladie. Sa fréquence au sein d’une population est certes variable. Selon des travaux effectués en 1994, en Australie, le récepteur de la vitamine qui intervient dans la construction osseuse (la vitamine D) s’avère peu efficace, prédisposant ainsi le sujet, dès sa construction, à une faible densité osseuse. Un groupe de chercheurs britanniques a établi un lien entre la forme particulière d’un gène intervenant dans la production du collagène et le risque d’ostéoporose. Ces travaux confirment que des caractéristiques ou des facteurs génétiques peuvent prédisposer à l’ostéoporose. D’autant plus que les individus de race blanche ainsi que les peuples asiatiques sont plus touchés par cette maladie qui reste rare parmi les populations de race noire. Ce qui implique que la prédisposition à l’ostéoporose peut être due à des caractéristiques génétiques. Traitement hormonal et alternatives À l’heure actuelle, la prise d’hormones après la ménopause semble être le traitement préventif par excellence. À condition certes d’être effectué sous surveillance médicale et durant une période assez longue. De nouveaux médicaments ouvrent des perspectives prometteuses. Ils sont en voie d’études et n’ont été prescrits que dans des cas de seconde fracture. Ils sont aussi mal tolérés, étant très agressifs pour l’œsophage. Quelles sont les autres perspectives pour l’avenir ? Multiples et très diversifiées. Elles s’étendent de la prévention à la chirurgie orthopédique (comblement des vertèbres touchées par l’ostéoporose par des matériaux innovateurs, tels le corail) aux expériences avec de la nacre ou une substance très proche de celle de l’os (l’hydroxyapatite). L’étude des «facteurs de croissance» fait aussi partie des travaux en cours. Quant à la prévention, les chercheurs et les médecins sont unanimes : elle doit débuter dès la première enfance. Une nourriture riche en calcium et la pratique d’une activité sportive afin de construire un squelette de qualité, bien solide. Le souci de garder et de préserver au maximum son capital osseux doit être inculqué dès l’enfance... C’est, du moins, ce que préconisent autant les chercheurs que les pédiatres et les spécialistes pour adultes...
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’âge, hélas, ne se «prend» pas seul. Au fur et à mesure qu’on «prend» des années, on acquiert une vulnérabilité envers certains maux dont la survenue, sans être fatale, est plus fréquente à cette période de la vie. L’ostéoporose fait partie de cette kyrielle de maux dits «de l’âge». Les femmes, durant leur période génitale active, sont protégées contre cette fragilisation osseuse. Mais après la ménopause, on estime qu’une femme sur cinq en est victime. Redoutable à cause de la déminéralisation osseuse qu’elle entraîne, elle est prise en charge efficacement de nos jours, grâce à une prévention bien plus vigilante que dans le passé et des médicaments qui permettent de minimiser risques et dégâts... Dans la prévention de l’ostéoporose, le soleil joue un rôle important. Son rayonnement...