Un député réformateur condamné à une peine de prison
le 06 septembre 2001 à 00h00
Mohammad Dadfar, député réformateur de la circonscription de Bouchehr (sud de l’Iran), a été condamné à une peine de prison, pour plusieurs chefs d’accusation, dont celui de «propagande contre le régime», a rapporté mercredi le quotidien Abrar, citant un juge de Téhéran. Le parlementaire était passé en jugement le 8 août pour avoir «insulté», dans des écrits, «le Conseil de sécurité nationale, publié des mensonges dans le but de nuire à l’ordre public, et pour propagande active contre le régime», a indiqué au journal le juge du tribunal de la presse de Téhéran, Saïd Mortazavi. M. Dadfar a «comparu hier devant le tribunal et a pris connaissance du verdict», a ajouté M. Mortazavi sans préciser la durée de la peine infligée au député. Le député, qui peut faire appel de cette condamnation, n’a pas été emprisonné. Présidé par le président Mohammad Khatami, le Conseil de sécurité nationale est la plus haute instance de sécurité de l’Iran. Aucune précision sur les différentes accusations portées contre le député réformateur n’a été donnée. Cette condamnation survient après celle qui a frappé, le 21 août, la députée réformatrice Fatemeh Haghighatjou à 22 mois de prison pour «propagande contre le régime islamique». Mme Haghighatjou, qui s’était signalée quelques mois plus tôt en critiquant publiquement les conditions de l’arrestation d’une journaliste, a été condamnée pour avoir «déformé» les propos du fondateur du régime iranien l’imam Khomeyni, pour propagande contre la République islamique et pour avoir «insulté» des membres du Conseil de surveillance, instance de contrôle constitutionnel, dominée par les conservateurs. L’annonce de sa condamnation avait suscité un tollé au Majlis, le Parlement iranien, et le lendemain, M. Khatami avait implicitement défendu la députée, qui a décidé de faire appel. Elle n’avait pas obtenu que la justice tienne compte de l’immunité parlementaire, théoriquement reconnue par la loi. Un bras de fer oppose depuis plusieurs mois les députés, à une écrasante majorité réformateurs, et la justice : deux députés ont déjà été arrêtés et incarcérés quelques heures, et plus de 20 (sur 290) ont été poursuivis.
Mohammad Dadfar, député réformateur de la circonscription de Bouchehr (sud de l’Iran), a été condamné à une peine de prison, pour plusieurs chefs d’accusation, dont celui de «propagande contre le régime», a rapporté mercredi le quotidien Abrar, citant un juge de Téhéran. Le parlementaire était passé en jugement le 8 août pour avoir «insulté», dans des écrits, «le Conseil de sécurité nationale, publié des mensonges dans le but de nuire à l’ordre public, et pour propagande active contre le régime», a indiqué au journal le juge du tribunal de la presse de Téhéran, Saïd Mortazavi. M. Dadfar a «comparu hier devant le tribunal et a pris connaissance du verdict», a ajouté M. Mortazavi sans préciser la durée de la peine infligée au député. Le député, qui peut faire appel de cette condamnation, n’a...
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