Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

Oumou Sy : une brillante carrière en péril ?

Styliste sénégalaise de renom, chef d’entreprise et promotrice de plusieurs projets culturels, Oumou Sy, écrouée le 31 août à Dakar et inculpée de complicité de proxénétisme dans une affaire de «trafic de filles» vers la Libye, a désormais son sort entre les mains de la justice. Pour avoir effectué le casting d’une centaine de jeunes femmes en partance pour la Libye et interpellées le 28 août à l’aéroport de Dakar, Oumou Sy, initiatrice du Salon international de la mode de Dakar (SIMOD), s’est retrouvée dans une sombre affaire qui pourrait sérieusement compromettre la suite de sa carrière. Deux autres femmes, les sœurs Nancy et Leila Campbell Badiane, inculpées de proxénétisme, ont été écrouées en même temps que la styliste, qui proteste toujours de son innocence et de sa bonne foi. Dans le monde difficile de la mode africaine, Oumou Sy, native du nord du Sénégal et la quarantaine passée, s’est bâti une réputation de créatrice de talent, doublée d’une battante à qui, jusque-là au moins, tout avait réussi. À force de travail et d’abnégation, disent ses proches. Il y a moins d’un an encore, elle s’illustrait sur le continent africain en remportant, en janvier 2001, le prix de Radio France Internationale «RFI Net Afrique-2001», récompensant les Africains qui «font Internet». Ce prix saluait son travail au Métissacana, «premier cybercafé d’Afrique de l’Ouest», installé en 1996 à Dakar. Quelques mois auparavant, elle avait été consacrée «Urban-hero» par la Fondation Prince Claus du palais royal des Pays-Bas, qui récompensait ainsi son apport à la promotion de la ville de Dakar. Autant que les prix qu’elle collectionne dans le domaine de la haute couture, ces deux distinctions illustrent le parcours peu ordinaire de cette femme qui, bien qu’analphabète, a réussi à se hisser aux sommets et dont l’arrestation a mis en émoi le monde des arts et de la culture de son pays. Selon la presse sénégalaise, depuis l’annonce de sa mise en détention préventive, les témoignages de sympathie lui parviennent d’artistes, musiciens, écrivains, dont les plus célèbres portent des vêtements signés de sa griffe. Fondatrice des ateliers «Leydi» («la terre», en langue poular) où elle enseigne le stylisme, Oumou Sy, qui dès 18 ans a ouvert son premier magasin de prêt-à-porter, a beaucoup «contribué au rayonnement du Sénégal à l’étranger», estiment quelques-unes des célébrités qui prennent sa défense. Active dans le cinéma et organisatrice du carnaval de Dakar, la ville où elle vit avec son mari d’origine française, Oumou Sy, en effectuant son dernier casting pour le compte des sœurs Campbell, s’est peut-être investie dans une activité de trop.
Styliste sénégalaise de renom, chef d’entreprise et promotrice de plusieurs projets culturels, Oumou Sy, écrouée le 31 août à Dakar et inculpée de complicité de proxénétisme dans une affaire de «trafic de filles» vers la Libye, a désormais son sort entre les mains de la justice. Pour avoir effectué le casting d’une centaine de jeunes femmes en partance pour la Libye et interpellées le 28 août à l’aéroport de Dakar, Oumou Sy, initiatrice du Salon international de la mode de Dakar (SIMOD), s’est retrouvée dans une sombre affaire qui pourrait sérieusement compromettre la suite de sa carrière. Deux autres femmes, les sœurs Nancy et Leila Campbell Badiane, inculpées de proxénétisme, ont été écrouées en même temps que la styliste, qui proteste toujours de son innocence et de sa bonne foi. Dans le monde...