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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : contraction de l’activité

La demande du dollar s’est un peu ralentie hier, à Beyrouth, dans un marché où l’offre continuait à se faire très rare. En effet, la Banque du Liban (BDL) est restée la principale, sinon l’unique contrepartie, source pour les opérateurs en cette monnaie. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention élargie en l’état, soit entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, la BDL est parvenue à faire clôturer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis deux ans environ. Mais, en l’absence d’offre en cette monnaie en dehors de la BDL, les établissements de crédit ont été amenés à l’acheter auprès de celle-ci au haut de sa fourchette d’intervention pour le compte de leurs clients, ont indiqué les cambistes. Et d’ajouter qu’en raison du potentiel limité de la demande, le volume des échanges s’est contracté hier, pour ne pas dépasser quelque dix millions de dollars, en grande partie placés à la vente par la BDL à 1 514,00 LL. L’euro au plus bas depuis un mois À l’étranger, l’euro s’est replié hier sous la barre de 0,89 dollar, pour la première fois depuis début août, affaibli par une hausse plus importante que prévu de l’indice composite établi par le groupement national des directeurs d’achats des entreprises manufacturières américaines (NAPM) le mois dernier, signe d’amélioration du secteur industriel aux États-Unis. Selon les analystes, l’euro a crevé les planchers, souffrant de la reprise des marchés boursiers américains après la publication de cet indice qui a progressé de 4,3 points en août par rapport à juillet pour s’établir à 47,9 points. Les analystes tablaient sur une hausse de cet indice de seulement 0,4 point à 44 points. Ces chiffres, qui ont renforcé les prévisions de rebond de l’économie américaine dans la seconde moitié de l’année, ont laissé craindre du coup que le redressement estival de la monnaie unique européenne touchait à sa fin. L’indice NAPM semble donc avoir été le catalyseur pour faire baisser l’euro. Selon les professionnels, le marché va commencer à anticiper un redressement de la production industrielle aux États-Unis, ce qui est censé soutenir le dollar face à l’euro dans la mesure que le récent rebond de la monnaie unique s’était construit sur des nouvelles négatives en provenance de l’économie américaine et non sur de bonnes nouvelles venant d’Europe. L’euro semblait déjà avoir perdu de son ressort en début de journée après avoir brisé le seuil de résistance de 0,90 dollar. Et les cambistes avaient prévu un tel repli en cas d’amélioration de l’indice américain NAPM. La semaine dernière, un indice analogue des directeurs d’achat de la région de Chicago avait fait renaître l’optimisme en indiquant que l’économie pourrait bien avoir atteint son plancher et serait sur la voie de la reprise. La monnaie unique européenne a également été affaiblie par l’annonce du rachat du groupe informatique américain Compaq par son concurrent Hewlett-Packard, une nouvelle qui a renforcé le renforcé, le faisant négocier à New York sur un ton soutenu, comme suit : – 0,8857 pour un euro contre 0,9075, la veille, à Londres – 1,4422 pour un sterling contre 1,4535 – 2,2085 DM contre 2,1550 – 7,4060 FF contre 7,2285 – 1,7085 FS contre 1,6710 – 2 186,15 lires contre 2 133,65 – 119,50 yens contre 118,75. Bourse de Beyrouth : statu quo dans la dépression À la Bourse de Beyrouth, la tendance est restée à la stabilité encore hier, les valeurs ayant fait l’objet de transactions ont reproduit leurs derniers cours de la semaine dernière, comme la veille. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu à 54,33 points, ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 121,85 points. Ce mouvement s’est produit encore une fois dans un volume d’affaires assez maigre avec au total 50 930 actions négociées d’une valeur de 20 229 dollars seulement. Les marchés américains tirés par le NAPM Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières ont réagi positivement à l’annonce d’une progression de 4,3 points, la plus forte depuis cinq ans, à 47,9 points de l’indice NAPM en août par rapport à juillet. Mieux encore, la composante prix a diminué à 33,9 points contre 38,7 points pendant la même période, montrant que cette reprise ne s’est pas accompagnée de pressions inflationnistes. La NAPM est une très bonne nouvelle pour les bourses américaines car, selon ses composantes, les nouvelles commandes semblent vraiment orientées à la hausse. L’activité a été également dominée sur le marché boursier américain par le rachat de Compaq par Hewlett-Packard, dans une transaction par échange d’actions évaluée à 25 milliards de dollars. Selon les termes de l’opération, Hewlett-Packard va remettre 0,6325 action Hewlett-Packard pour chaque action Compaq, ce qui représente une plus-value de 18 % pour les actionnaires de Compaq, au cours de clôture de vendredi soir (les marchés américains étaient fermés hier pour le Labour Day). En outre, les actionnaires actuels de Hewlett-Packard détiendront 64 % du nouveau groupe et ceux de Compaq 36 %. L’annonce de cette opération a aussitôt profité aux titres des autres fabricants d’ordinateurs. Dell Computer, IBM et Gateway notamment ont gagné largement du terrain. Les valeurs de la vieille économie ont été soutenues par les chiffres prometteurs du NAPM, ainsi que les pharmaceutiques, les bancaires et la grande distribution. Toutefois, les fabricants de microprocesseurs étaient à la baisse par endroits avec Intel et Advanced Micro Devices. En effet, l’indice composite Nasdaq a dû limiter ses gains en mi-séance en s’inscrivant autour de 1 806 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait à Wall Street entre une plus bas à 9 894,88 points et un plus haut à 10 182,38 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 10 128,62 points, en hausse de 178,87 points sur vendredi dernier. Hausse des bourses européennes Un fort rebond de l’activité manufacturière américaine est venu au secours des Bourses européennes mardi et a renforcé l’espoir que la première économie mondiale réagissait finalement aux baisses de taux d’intérêt opérées cette année par la Fed. Après la clôture de la plupart des marchés boursiers européens, l’indice FTSE Eurotop 300 gagnait 21,45 points, soit 1,72 %, à 1 270,19, et l’Euro Stoxx 50 des valeurs vedettes 46,63 points, soit 1,26 %, à 3 738,40. En matinée, ces indices avaient pourtant atteint leurs niveaux les plus bas depuis octobre 1998, dans le sillage des valeurs de la technologie, après l’annonce de perspectives défavorables d’Ericsson et d’une nouvelle mise en garde sur résultats et des suppressions d’emplois supplémentaires chez Marconi. Le suédois Ericsson a perdu 11 %, après avoir annoncé ne pas s’attendre à une nette signe de reprise du marché en 2002. L’équipementier britannique des télécommunications Marconi a cédé 1,90 % après l’annonce de la démission de son président, alors que la société lançait une mise en garde sur ses résultats pour la deuxième fois en deux mois et annonçait la suppression de 2 000 autres emplois. Le secteur de la technologie n’a guère profité de l’annonce suivant laquelle Hewlett-Packard a conclu un accord de rachat de Compaq Computer pour 25 milliards de dollars en actions. Le groupe néerlandais des télécommunications KPN a abandonné 8,80 % après l’annonce de son retrait de l’indice Euro Stoxx à compter du 24 septembre. En outre, les investisseurs continuent de s’inquiéter des problèmes d’endettement de la société. La holding italienne des télécommunications Olivetti a regagné 1,20 % alors qu’elle perdait à un moment 7 % pour inscrire un plus bas depuis 1998, en raison des craintes suscitées par son endettement et sa stratégie. Globalement, toutefois, le secteur des télécommunications s’est bien comporté à l’image de Vodafone Group. Les analystes ont fait savoir que la première société mondiale des télécommunications mobile avait réduit de 10 % ses estimations de dépenses d’investissement pour les deux prochaines années, en raison d’un ralentissement dans les réseaux de la troisième génération. Tokyo : rebond technique de la cote La Bourse de Tokyo a terminé en hausse sur un rebond technique mardi après avoir plongé ces derniers jours à son plus bas niveau depuis 17 ans. Les investisseurs ont été encouragés dans leurs achats de fin d’après-midi par une hausse des contrats à terme sur le Nasdaq notable sur le Globex. L’indice Nikkei 225 s’est immobilisé sur un gain de 3,49 % ou 362,91 points, à 10 772,59 points après être tombé à 10 325,83 en fin de matinée, son plus bas de séance depuis août 1984. L’indice Topix, qui regroupe toutes les valeurs de la première section, a fini quant à lui en hausse de 2,65 % ou 28,40 points, à 1 100,13 points. «D’un point de vue technique, le Nikkei avait simplement trop chuté et trop rapidement», a expliqué Zenshiro Mizuno, responsable des actions chez Marusan Securities, en pointant à un écart de près de 10 % du Nikkei par rapport à sa moyenne mobile sur 25 jours lundi. Une divergence de 8 % traduit habituellement un marché survendu, rappellent les analystes. Parmi les valeurs qui ont bénéficié d’achats à bon compte figure Advantest Corp. Le fabricant d’appareils de test pour les semi-conducteurs a fini en hausse de 9,79 % à 6 950 yens, après être tombé lundi à un plus bas depuis trois mois à 6 330.
La demande du dollar s’est un peu ralentie hier, à Beyrouth, dans un marché où l’offre continuait à se faire très rare. En effet, la Banque du Liban (BDL) est restée la principale, sinon l’unique contrepartie, source pour les opérateurs en cette monnaie. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention élargie en l’état, soit entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, la BDL est parvenue à faire clôturer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis deux ans environ. Mais, en l’absence d’offre en cette monnaie en dehors de la BDL, les établissements de crédit ont été amenés à l’acheter auprès de celle-ci au haut de sa fourchette d’intervention pour le compte de leurs clients, ont indiqué les cambistes. Et d’ajouter qu’en raison du potentiel limité de la...