La certification peut être considérée comme une opportunité extérieure offerte à l’entreprise pour la faire bouger, replacer explicitement la gestion de la qualité en tant qu’axe majeur du management et faire participer tous ses membres à un projet d’amélioration. Délivrée par un organisme certificateur, elle représente un investissement financier. Toute la réussite de la démarche de certification repose sur la motivation du chef d’entreprise et sur une méthodologie chronologique qu’il est souhaitable de respecter. Les entreprises présentant leur candidature à la certification ont recours à des sociétés dites de certification qui leur feront passer un audit et qui leur décerneront le certificat. Ces sociétés sont accréditées par des agences gouvernementales de divers pays qui les autorisent de la sorte à attribuer ces certificats en leur nom. Avant de faire une demande de certification, l’entreprise doit s’assurer que le système qualité qu’elle a mis en place fonctionne bien. À cette fin, elle peut recourir aux services de sociétés en conseil, qui évalueront les manuels et la documentation existants dans le but d’indiquer à l’entreprise quelle envergure elle doit donner à son système qualité. Choisir une société de conseil est une décision lourde de conséquences, car elle jouera sur toute la période de préparation à la certification et influera donc directement le résultat final. Le consultant doit avoir la capacité d’offrir la formation nécessaire aux personnes qui rédigeront les divers documents (le manuel qualité ; les procédures générales ; les instructions de travail ; les formulaires ; les documents de références). Tout est mis par écrit, ce qui permet de faire appliquer un même mode de fonctionnement par tout le monde. On s’attendra également à ce que le consultant aide l’entreprise à résoudre les anomalies présentes dans le système et à faire fonctionner ce dernier convenablement avant qu’un audit externe ait lieu en vue de la certification. Ces différentes opérations pourraient contribuer finalement à contenir le volume de documentation relative au système et à faire en sorte que les procédures ne soient pas trop complexes ou redondantes. En second lieu, l’organisme certificateur voudra tout d’abord examiner et analyser la documentation de l’entreprise avant de procéder à un contrôle ou à un audit. Le contrôle ne se fera qu’une fois que la documentation aura été entièrement examinée à la satisfaction de l’organisme. Au moment du contrôle, l’organisme certificateur vérifiera si les méthodes d’exploitation sont conformes aux règles, aux objectifs et aux plans mentionnés dans la documentation de l’entreprise. Tout écart par rapport à la norme sera décrit et discuté avec la direction. L’après-certification Le système doit être vécu de façon itérative pour des progrès continus. Les améliorations nécessaires sont introduites en permanence dans le système de management de la qualité pour être ensuite introduites dans la réalité. À la maîtrise de la qualité s’ajoute donc une logique de progrès permanents. Parallèlement, le concept de gestion de la qualité s’impose sur l’ensemble du système qualité pour ce qui concerne l’offre et le système qualité. D’abord appliqué à la production, il déborde vers toutes les activités concernées par l’élaboration de l’offre et même au-delà, conduisant au concept de «Total Quality Control». Par ailleurs, l’organisme de certification ISO fera au moins deux visites sans préavis par année pour vérifier la conformité du système. La constatation d’écarts non corrigés peut entraîner le retrait du certificat. La certification ISO n’est donc pas un acquis définitif, ce qui ajoute encore à l’intérêt d’en être dépositaire et au mérite qu’elle traduit. Par ailleurs, la plupart des normes doivent être revues périodiquement. Plusieurs facteurs concourent à faire en sorte qu’une norme soit dépassée : évolution des techniques, méthodes nouvelles et nouveaux matériaux, exigences nouvelles en matière de qualité et de sécurité. Pour tenir compte de ces facteurs, l’ISO s’est fixé pour règle générale que toutes les normes ISO doivent être revues à des intervalles n’excédant pas cinq ans. Il est nécessaire, parfois, de réviser une norme à plus brève échéance.
La certification peut être considérée comme une opportunité extérieure offerte à l’entreprise pour la faire bouger, replacer explicitement la gestion de la qualité en tant qu’axe majeur du management et faire participer tous ses membres à un projet d’amélioration. Délivrée par un organisme certificateur, elle représente un investissement financier. Toute la réussite de la démarche de certification repose sur la motivation du chef d’entreprise et sur une méthodologie chronologique qu’il est souhaitable de respecter. Les entreprises présentant leur candidature à la certification ont recours à des sociétés dites de certification qui leur feront passer un audit et qui leur décerneront le certificat. Ces sociétés sont accréditées par des agences gouvernementales de divers pays qui les autorisent de la sorte...
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