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Actualités - Biographies

Les caractéristiques et les critiques

– Ses principes : Née dans les années 1970 d’une idée du prix Nobel américain James Tobin, la taxe qui porte son nom a comme double objectif de freiner les flux de capitaux spéculatifs à court terme et de financer le développement des pays pauvres. Cette taxe s’appliquerait uniquement aux transactions sur les monnaies, mais pas sur les autres marchés (comme par exemple celui des matières premières). De 1986 à 1999, le volume de transactions sur le marché des changes est passé en moyenne de 200 à 2 000 milliards de dollars par jour, selon la Banque des règlements internationaux. Ce qui représente actuellement environ 700 000 mds de dollars par an. En comparaison, le total des échanges annuels de biens et services est évalué à 4 300 mds de dollars. Selon une note de l’intergroupe «Taxation du capital, fiscalité, mondialisation» du Parlement européen, 80 % des transactions sur le marché des devises étaient encore liées au commerce en 1973, contre moins de 5 % actuellement. Plus de 95 % sont donc aujourd’hui spéculatives. 80 % du volume global des transactions correspondent à des opérations de moins d’une semaine, 40 % des transactions à moins de trois jours. Ces mouvements peuvent entraîner en quelques heures l’effondrement d’une monnaie. – taux de taxation envisagés : Une grande partie de la spéculation est fondée sur des anticipations de variation très faibles entre monnaies, qui peuvent rapporter gros en raison des montants placés. La taxe Tobin aurait un taux très bas (entre 0,02 % et 1 % selon les propositions), ce qui selon ses défenseurs n’affecterait pas les échanges de marchandises, mais freinerait la spéculation de court terme. – Les places financières où elle s’appliquerait : La grande majorité des transactions sur les monnaies (82 %) s’opère actuellement sur moins de dix places financières : Royaume-Uni (32 %), États-Unis (18 %), Japon (8 %), Singapour (7 %), Allemagne (5 %), Suisse (4 %), Hong Kong (4 %) et France (4 %). Environ 50 % des transactions s’opèrent dans l’Union européenne (UE), et environ 80 % dans des pays du G7 ou de l’UE, selon l’intergroupe du Parlement européen. – Ce qu’elle rapporterait : Selon des estimations universitaires britanniques, la taxe rapporterait de 50 à 250 mds de dollars par an. Le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) estime le coût de l’accès à l’eau, l’énergie, la santé et l’éducation, pour éliminer l’extrême pauvreté dans le tiers-monde, entre 30 et 40 mds de dollars par an. – Les diverses critiques qui lui sont adressées : Elle doit être universelle, sans quoi il y aurait des délocalisations de places financières. Or, les États-Unis n’y sont pas favorables. Elle pourrait toucher l’économie réelle, pas seulement les mouvements de capitaux à court terme. Elle est techniquement inapplicable, du fait par exemple des innovations électroniques et financières incessantes pour intervenir sur le marché des changes. Il y a d’autres moyens de stabiliser le système monétaire international, comme la stabilisation des taux de change des grandes monnaies, dollar, euro et yen. Il ne faut pas chercher à contrôler les mouvements de capitaux.
– Ses principes : Née dans les années 1970 d’une idée du prix Nobel américain James Tobin, la taxe qui porte son nom a comme double objectif de freiner les flux de capitaux spéculatifs à court terme et de financer le développement des pays pauvres. Cette taxe s’appliquerait uniquement aux transactions sur les monnaies, mais pas sur les autres marchés (comme par exemple celui des matières premières). De 1986 à 1999, le volume de transactions sur le marché des changes est passé en moyenne de 200 à 2 000 milliards de dollars par jour, selon la Banque des règlements internationaux. Ce qui représente actuellement environ 700 000 mds de dollars par an. En comparaison, le total des échanges annuels de biens et services est évalué à 4 300 mds de dollars. Selon une note de l’intergroupe «Taxation du capital,...