Syrie - Polémique entre députés - sur un contrat de téléphonie mobile
le 31 août 2001 à 00h00
Une polémique a éclaté hier à Damas entre des députés syriens à propos d’un contrat de téléphonie mobile conclu début janvier entre la Syrie et les compagnies égypto-syrienne SyriaTel et libanaise Investcom. Lors d’une conférence de presse organisée par les deux compagnies dans un grand hôtel, de vives discussions ont eu lieu entre un député qui a dénoncé des irrégularités dans le contrat et plusieurs de ses collègues qui l’ont accusé de vouloir «mettre des bâtons dans les roues». Selon le député indépendant Riad Seif, «la transaction a fait perdre à l’État 200 milliards de livres syriennes (4 mds de dollars) et les pertes pourraient atteindre 400 milliards de livres syriennes (8 mds de dollars) d’ici à 15 ans», la durée de la concession d’exploitation. M. Seif a affirmé que «la transaction conclue a occasionné des préjudices matériels, sociaux et techniques», soulignant que les deux compagnies concernées «sont en cours de fondation, à responsabilité limitée, et leur capital ne dépasse pas chacune 50 000 dollars». Pour lui, le coût de l’abonnement (400 dollars) réclamé est élevé et «équivaut à quatre fois le salaire moyen» des Syriens. M. Seif a annoncé en outre qu’il allait présenter prochainement un livret d’une centaine de pages et qu’il «assumait la responsabilité des chiffres qui y sont avancés». Les autres députés présents à la conférence de presse ont protesté contre les propos de M. Seif. Le député indépendant Mohieddine Habouche lui a répondu qu’«il soutenait tout projet d’avant-garde en Syrie ainsi que le processus de modernisation» lancé par le président syrien Bachar el-Assad. Un autre parlementaire, Nabil Daoud, a accusé M. Seif de «mettre des bâtons dans les roues». Rafic Darwiche a dénoncé pour sa part les parties «hostiles au pays» et affirmé que ses investigations sur cette affaire «n’ont rien montré qui puisse porter atteinte aux intérêts des citoyens». Selon lui, «l’affaire fait toujours l’objet de discussions au Parlement». SyriaTel est constituée par la compagnie égyptienne Orascom et des partenaires syriens non identifiés et Investcom fait partie du groupe libanais Mikati. La Syrian Telecommunications Establishment (STE) avait attribué en janvier à ces deux compagnies une licence d’exploitation BOT (bâtir, opérer, transférer) d’une durée de 15 ans, prévoyant un partage des bénéfices.
Une polémique a éclaté hier à Damas entre des députés syriens à propos d’un contrat de téléphonie mobile conclu début janvier entre la Syrie et les compagnies égypto-syrienne SyriaTel et libanaise Investcom. Lors d’une conférence de presse organisée par les deux compagnies dans un grand hôtel, de vives discussions ont eu lieu entre un député qui a dénoncé des irrégularités dans le contrat et plusieurs de ses collègues qui l’ont accusé de vouloir «mettre des bâtons dans les roues». Selon le député indépendant Riad Seif, «la transaction a fait perdre à l’État 200 milliards de livres syriennes (4 mds de dollars) et les pertes pourraient atteindre 400 milliards de livres syriennes (8 mds de dollars) d’ici à 15 ans», la durée de la concession d’exploitation. M. Seif a affirmé que «la transaction...
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