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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : marché stationnaire

Le climat entourant depuis quelques jours le marché des changes de Beyrouth n’a subi aucun changement hier, le dollar demeurant modérément recherché à des fins commerciales en l’absence de contreparties valables à l’offre en dehors de la Banque du Liban (BDL). De ce fait, l’action de celle-ci est restée toujours déterminante de la tendance, dans le cadre de sa politique de stabilisation des taux de change. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention en l’état, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, la BDL est parvenue à faire clôturer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis environ deux ans, pendant qu’il se négociait invariablement aussi dans les transactions interbancaires au haut de cette fourchette. Mais, compte tenu du potentiel toujours limité de la demande, le volume des échanges ne devait guère dépasser hier quelque dix millions de dollars, en grande partie placés à la vente par la BDL à 1 514,00 LL. L’euro soutenu après la BCE À l’étranger, l’euro a repris un peu de la hauteur hier, au-dessus du seuil de 0,91 dollar sur les marchés des changes internationaux, après la décision de la Banque centrale européenne (BCE) de diminuer ses taux d’intérêt. Après avoir été taxée pendant des mois d’immobilisme, la BCE s’est résolue hier, à l’issue de la réunion de son Conseil des gouverneurs, à abaisser son taux de refinancement d’un quart de point en pourcentage à 4,25 %, pour la deuxième fois cette année, pour fournir un bol d’oxygène à l’économie européenne. Selon les analystes, les propos tenus par le président de la BCE, Wim Duisenberg, au cours de la conférence de presse qui a suivi cette décision, ont laissé la porte ouverte à une nouvelle détente monétaire d’ici à la fin de l’année. Il a suggéré que l’institut d’émission européen était capable de diminuer ses taux sans mettre en péril la stabilité des prix. Selon les cambistes, cette perspective d’une politique monétaire plus agressive a permis à l’euro de grimper davantage. La décision de la BCE a été basée sur l’amélioration des perspectives de prix, a déclaré Wim Duisenberg lors de sa conférence de presse. «L’information disponible montre que la modération salariale a prévalu au premier trimestre de 2001. Il est essentiel que cette tendance continue et, en ce moment, deux facteurs laissent à penser que cela devrait être effectivement le cas», a-t-il dit, citant le ralentissement de l’économie et le probable rétablissement prochain de la stabilité des prix. Il s’agit du deuxième assouplissement monétaire réalisé depuis le début de l’année par la BCE, après celui du 10 mai qui était également d’un quart de point en pourcentage. C’est le troisième geste depuis la création de cette Banque centrale. La réaction à cette détente des taux européens a tout d’abord été mitigée. L’euro avait alterné hausse et baisse avant de repartir franchement à la hausse sur les places américaines. «Je soupçonne les spéculateurs, qui avaient pris des positions longues ces dernières semaines sur l’euro, d’avoir profité du rebond de la monnaie unique pour prendre leurs bénéfices», a déclaré l’analyste de la banque Halifax. Selon lui, ces prises de bénéfices ont ainsi empêché l’euro de s’apprécier immédiatement après la baisse des taux de la BCE, avant que la devise ne prenne une direction haussière plus nette par la suite. Cela étant, et compte tenu du nouvel accès de faiblesse des Bourses américaines après la publication de statistiques décevantes sur les dépenses à la consommation aux États-Unis, le dollar s’est négocié à New York sur un ton vulnérable comme suit : – 0,9175 pour un euro contre 0,9090, la veille – 1,4585 pour un sterling contre 1,4510 – 2,1315 DM contre 2,1515 – 7,1485 FF contre 7,2160 – 1,6515 FS contre 1,6700 – 2 110,15 lires contre 2 130,10 – 119,35 yens contre 120,15. Bourse de Beyrouth : baisse de Solidere À la Bourse de Beyrouth, le marché des valeurs mobilières libanaises a renoué avec la baisse hier avec le repli des actions A et B de Solidere de 4 7/8 à 4 1/2 dollars et de 5 1/8 à 5,00 dollars respectivement. C’est ainsi que l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a abandonné 0,80 % à 54,33 points, tandis que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires se maintenait invariablement à 121,85 points. Ce mouvement s’est produit encore une fois dans un volume d’affaires très maigre, avec au total 17 680 actions d’une valeur de 87 108 dollars seulement. Les marchés américains au plus bas depuis avril Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières ont accentué leur mouvement de baisse pour retomber à leur plus bas niveau depuis avril dernier, montrant ainsi les inquiétudes des investisseurs sur l’état de l’économie aux États-Unis après l’annonce d’une hausse très modeste des dépenses de consommation des ménages américains en juillet. Ces dépenses ont progressé de 0,1 % seulement, selon le département du Commerce, en dépit d’une progression de 0,5 % de leurs revenus, due en grande partie au remboursement anticipé d’impôts décidé par l’Administration du président George W. Bush. D’un autre côté, les opérateurs n’ont guère été inspirés par une autre statistique américaine publiée hier, à savoir la diminution du nombre des inscriptions hebdomadaires au chômage de 400 000 à 399 000 la semaine dernière, qualifiée de décevante, car on s’attentait à 394 000 inscriptions au lieu de 399 000. Cela d’autant que le département du Travail a expliqué que si les inscriptions hebdomadaires avaient baissé, l’économie américaine avait du mal à créer des emplois puisque de plus en plus de gens restaient durablement au chômage. En outre, la faiblesse de Microsoft, deuxième plus grosse capitalisation boursière après General Electric, a pesé également sur la tendance du Nasdaq et de Wall Street. À cela aurait contribué la nouvelle procédure engagée contre l’éditeur américain de logiciels par la Commission européenne qui le soupçonne d’extension de position dominante sur le marché des systèmes d’exploitation destinés aux serveurs. Il en est de même du groupe informatique Sun Microsystems, qui a déclaré qu’il allait perdre de l’argent ce trimestre à cause d’un chiffre d’affaires inférieur aux attentes au Japon et en Europe, et du premier fabricant de câbles en fibre optique Corning Inc, qui a fait part de perspectives pessimistes en disant qu’il s’attendait à une croissance du marché cette année nettement inférieure aux 15 % de progression escomptés. Cela étant, l’indice composite Nasdaq a dégringolé au-dessous du seuil des 1 800 points, à 1 785,29 points, pour la première fois depuis le 9 avril ainsi que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles à moins de 10 000 points pour la première fois depuis le 12 avril, fluctuant entre un plus haut à 10 117,54 points et un plus bas à 9 869,14 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 9 895,57 points, en baisse de 195,33 points sur la veille. Rechute des Bourses européennes avec les technologiques Les Bourses européennes ont fini en baisse jeudi, entraînées par les valeurs technologiques qu’ont déprimées les mises en garde des américains Sun Microsystems et Corning, et ce malgré la baisse des taux directeurs de la Banque centrale européenne (BCE). L’indice Eurotop 300 a perdu 1,99 % à 1 257,86 et l’Euro Stoxx 50 a abandonné 2,49 % à 3 737,12. Londres a reculé de 1,57% à 5 332,7, Paris de 2,71 % à 4 703,87 et Francfort de 2,69 % à 5 162,40. Les valeurs high-techs ont été les plus touchées, l’indice DJ Stoxx du secteur dégringolant de 5,4 %, à un nouveau plus bas de trois ans à 331,41. Les valeurs technologiques européennes sentent le contrecoup des nouvelles pessimistes venues d’outre-Atlantique. Les équipementiers pour les télécommunications sont les grands perdants, avec Marconi qui a dégringolé de 8,82 % à un nouveau plus bas, Alcatel qui a chuté de 6,85 % et Nokia qui le suivait de près avec un recul de 6,83 %. Tokyo : toujours à ses plus bas de 17 ans La Bourse de Tokyo a clôturé en baisse pour la troisième séance consécutive jeudi, à ses plus bas de 17 ans depuis deux jours, alors que la déception grandit face à la lenteur du règlement des créances bancaires douteuses. L’indice Nikkei 225 a fini en repli de 41,31 points, soit 0,38 %, à 10 938,45, après être descendu à un plus bas de 10 807,75 en séance. L’indice est passé mercredi sous le seuil des 11 000 points, pour la première fois en 17 ans. L’indice élargi Topix a davantage reculé en raison de la dégringolade persistante des grosses capitalisations bancaires. Le Topix a abandonné 12,28 points, soit 1,09 %, à 1 114,58. «Trois motifs de déception poussent le marché à la baisse actuellement : l’économie américaine, les résultats d’entreprises attendus pour le second semestre et les réformes structurelles (promises par le gouvernement), qui se font attendre», a commenté Akira Hiramine, d’Invesco Asset Management. «Tant que la déception durera, le marché ne sortira pas de cette tendance baissière».
Le climat entourant depuis quelques jours le marché des changes de Beyrouth n’a subi aucun changement hier, le dollar demeurant modérément recherché à des fins commerciales en l’absence de contreparties valables à l’offre en dehors de la Banque du Liban (BDL). De ce fait, l’action de celle-ci est restée toujours déterminante de la tendance, dans le cadre de sa politique de stabilisation des taux de change. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention en l’état, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, la BDL est parvenue à faire clôturer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis environ deux ans, pendant qu’il se négociait invariablement aussi dans les transactions interbancaires au haut de cette fourchette. Mais, compte tenu du potentiel toujours limité de...