Chez une femme sur cinq, les os se fragilisent après la ménopause. On parle alors d’ostéoporose. Une classe de médicaments permet aujourd’hui de mieux prendre en charge cette maladie de la maturité qui, avec la prolongation de la durée de l’existence, devient une véritable menace pour les femmes. Si on souhaite avoir les os solides, il faut profiter au maximum du soleil, dont les rayons permettent de faire provision de la vitamine D, élément indispensable à la bonne fixation du calcium sur les os. La solidité du squelette dépend de la masse osseuse, qui atteint sa valeur maximale vers 20 ans. À partir de 45 ans, ce capital commence à diminuer davantage chez la femme que chez l’homme, et bien plus rapidement chez certaines d’entre elles. Cette déminéralisation n’entraîne pas de symptômes particuliers. Devenus poreux, les os se fragilisent et peuvent se casser lors de traumatismes minimes. Les plus fréquentes des fractures sont celles du col du fémur ainsi que le tassement des vertèbres. Peut-on prévenir l’ostéoporose ? La réponse c’est oui. À condition de commencer la prévention dès l’enfance ! Une nourriture riche en calcium et la pratique régulière d’une activité sportive permettent de constituer un squelette solide et de bonne qualité. En gardant ces bonnes habitudes toute sa vie, on préserve efficacement ce précieux capital osseux. L’action des nouveaux médicaments La destruction osseuse peut être aujourd’hui bloquée par les biphosphonates. Après 2 ou 3 années de traitement, ils augmentent la densité du squelette de 7 % environ. Certains de ces médicaments réduisent le risque de fracture chez les femmes ménopausées ayant déjà présenté ce risque d’accident. De nouveaux produits de plus en plus actifs sont disponibles, répondant à la demande grandissante actuelle. Parallèlement, différents médicaments sont à l’étude, tandis que des recherches se poursuivent sur le perfectionnement de la substitution hormonale. La prise d’hormones à la ménopause est le traitement préventif le plus efficace, à condition d’être poursuivi longtemps, et l’absence de toute contre-indication. Les bisphosphonates, une autre classe de médicaments, sont également prescrits selon les cas, car ils ne sont pas toujours bien tolérés, imposant certaines précautions. L’étude des causes génétiques de l’ostéoporose occupe toujours des groupes de chercheurs. On sait ainsi que les personnes de race blanche et les Asiatiques sont plus touchées par l’ostéoporose que les femmes de race noire. Une étude australienne, il y a quelques années, soutenait que dans certaines familles le recepteur de la vitamine D est peu efficace, entraînant une prédisposition génétique à une faible densité osseuse. En 1998, une équipe britannique établissait un lien entre le risque d’ostéoporose et une particularité d’un gène, celui du collagène, démontrant que des caractéristiques génétiques interviennent dans la prédisposition à l’ostéoporose.
Chez une femme sur cinq, les os se fragilisent après la ménopause. On parle alors d’ostéoporose. Une classe de médicaments permet aujourd’hui de mieux prendre en charge cette maladie de la maturité qui, avec la prolongation de la durée de l’existence, devient une véritable menace pour les femmes. Si on souhaite avoir les os solides, il faut profiter au maximum du soleil, dont les rayons permettent de faire provision de la vitamine D, élément indispensable à la bonne fixation du calcium sur les os. La solidité du squelette dépend de la masse osseuse, qui atteint sa valeur maximale vers 20 ans. À partir de 45 ans, ce capital commence à diminuer davantage chez la femme que chez l’homme, et bien plus rapidement chez certaines d’entre elles. Cette déminéralisation n’entraîne pas de symptômes particuliers. Devenus...
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